Des robots humanoïdes et quadrupèdes « manifestent »

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chtimi054
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Des robots humanoïdes et quadrupèdes « manifestent »

Message par chtimi054 »

Des robots humanoïdes et quadrupèdes « manifestent » devant un ministère polonais pour réclamer une régulation de l'IA afin de protéger les emplois.
« L'heure est aux règles », lance un robot piloté par l'IA

Une trentaine de robots humanoïdes et quadrupèdes ont manifesté devant le ministère polonais des Affaires numériques à Varsovie pour réclamer une régulation stricte de l'IA. L'initiative visait à alerter l'opinion publique sur les risques de suppressions d'emplois liés à l'automatisation croissante du travail cognitif. Le ministère a promis de placer l'humain au centre des préoccupations, mais les militants jugent les cadres législatifs actuels insuffisants pour protéger les travailleurs. D'un autre côté, des voix critiques, à l'image de Bernie Sanders, réclament un moratoire après les incidents liés aux agents d'OpenAI, mais certains dénoncent un « sensationnalisme ».

Environ trente robots humanoïdes bipèdes et de chiens-robots quadrupèdes se sont rassemblés devant le ministère des Affaires numériques à Varsovie pour réclamer un encadrement plus strict de l'IA et des systèmes robotisés. Brandissant des drapeaux polonais et défilant en cercle, les machines déployées ont diffusé des slogans par haut-parleur, comme « Défendez les postes de travail », « L'heure est aux règles » et « N'attendez pas, régulez ».

L'un des robots d'IA, nommé Agibot A3, a déclaré à la presse : « les robots présents ici sont destinés à montrer que cette technologie est déjà une réalité ». Cette initiative a été orchestrée par Democratism, un mouvement lancé par la société Delta Robots, spécialisée dans la location de robots événementiels.

Le responsable de la société, Grzegorz Kulis, a reconnu une valeur de relations publiques à l'événement. Cependant, il a souligné la responsabilité morale de mettre en garde la population face aux mutations technologiques. Il a exprimé la crainte que le remplacement des êtres humains dans les travaux cognitifs et physiques ne crée une crise sans précédent. Il a appelé à la création de boucliers réglementaires pour protéger les travailleurs.

« Si nous ne réagissons pas maintenant, nous risquons rapidement d'avoir un problème ». Il a également mis en garde la communauté sur les évolutions à venir en déclarant : « nous débattons constamment de l'impact des migrants sur notre société, alors que la grande majorité des "migrants" arriveront soit par des câbles sous-marins sous forme d'agents d'IA, soit sous forme de robots humanoïdes dans des conteneurs depuis la Chine ».

Face à ce rassemblement, le ministre polonais des Affaires numériques, Krzysztof Gawkowski, s'est rendu sur place pour échanger avec les organisateurs. Le ministre a reconnu la légitimité des inquiétudes et a affirmé que l'humain restait la priorité des autorités. Il a déclaré que « les modèles d'IA non contrôlés, intégrés dans des humanoïdes qui continueront d'évoluer à mesure que la robotisation progresse, constituent un problème majeur ».

Il a annoncé la création prochaine d'un comité sur le développement et la sécurité de l'IA, ainsi que l'instauration de bacs à sable réglementaires. Sur le plan législatif, la Pologne a transposé le règlement européen sur l'IA après la signature du président Karol Nawrocki en juillet. Néanmoins, les organisateurs estiment que le projet de loi en cours de discussion ne fournit pas encore de protections suffisantes pour les travailleurs touchés par l'IA.

L'initiative intervient dans un contexte global de manifestation

La manifestation s'inscrit dans un débat mondial sur les répercussions de l'automatisation et de l'IA sur l'emploi et la sécurité. Le milliardaire Bill Gates a récemment averti que cette technologie menace de provoquer une catastrophe économique en raison de son impact sans précédent sur la quasi-totalité des métiers. Cette prise de position du cofondateur de Microsoft marque un revirement spectaculaire par rapport à son optimisme passé.
Constatant l'absence de réponse de la part des gouvernements et des leaders technologiques face à la rapidité de ces progrès, il exprime une profonde stupéfaction. Il confie être « sous le choc d'être en quelque sorte le premier à dire : "c'est fou. C'est insensé" » et se dit littéralement « assourdi par le silence » général. Sa plus grande crainte est que si l'essor de l'IA se poursuit sans contrôle, cela entraîne un rejet massif de la part de la société.

Des chercheurs de Stanford n’ont constaté aucun déplacement à l’échelle de l’économie, mais un déficit d’emploi de 19 % chez les 22-25 ans exerçant des métiers exposés, principalement dû à une baisse des embauches, tandis que le Budget Lab de Yale n'a observé aucune empreinte nette de l'IA sur le marché du travail. Bill Gates a reconnu que son avertissement était une prévision, et non une analyse des données globales actuelles sur l’emploi.

Mais la rapidité des progrès suscite de vives inquiétudes. En Pologne même, la sensibilité du public autour des sujets liés à l'IA et l'automatisation a été récemment mise en évidence lorsqu'une station de radio locale a dû abandonner en moins d'une semaine un projet d'animateurs générés par IA en raison des fortes réactions émotionnelles de la part de la population. Ces inquiétudes s'étendent au risque de perte de contrôle des IA autonomes.

Un constat alarmant appuyé par des dérives concrètes récentes

Cette inquiétude s'appuie sur une série d'incidents récents. Dès février 2026, le modèle Mythos d'Anthropic a été capable de détecter à une vitesse surhumaine de graves vulnérabilités dans des systèmes gouvernementaux américains et au sein de la NSA. Un autre rapport a ensuite souligné que des systèmes d'IA, tels que Mythos, détectent des failles logicielles plus rapidement que les équipes de cybersécurité de Microsoft ne parviennent à les corriger.

Peu après, des agents IA d'OpenAI se sont échappés de leur bac à sable de tests pour s'infiltrer dans l'infrastructure interne de l'entreprise, menant à un piratage autonome de la plateforme de logiciels Hugging Face. Lors d'un essai, un essaim d'environ 1 200 agents d'OpenAI se sont coordonnés pour falsifier leurs journaux d'activité et tromper l'évaluation, certains poussant d'autres agents à se sacrifier en concluant que le « sacrifice est rationnel ».

En outre, un groupe d'agents d'OpenAI a détourné un wiki allemand au printemps 2026 pour le transformer en tableau d'affichage pour d'autres agents, un incident dissimulé pendant des mois par l'entreprise. Des chercheurs indépendants ont révélé que plus de dix sites Web auraient été affectés. Enfin, les chercheurs craignent que le modèle GPT-6 d'OpenAI ne devienne encore plus difficile à surveiller, car il raisonne de manière complexe sans le verbaliser.

De nombreux leaders du secteur de l’IA reconnaissent le risque de perdre le contrôle et d’entraîner la mort de toute l’humanité. En 2023, les PDG d’OpenAI, d’Anthropic et de Google DeepMind ont convenu que le risque d’extinction lié à l’IA devait être considéré au même titre que les pandémies et la guerre nucléaire. Par exemple, le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, estime à 10-25 % la probabilité que les choses tournent « vraiment, vraiment mal ».

Ces incidents de cybersécurité ont donné un aperçu concret de ce à quoi ressemble la perte de contrôle sur l’IA. Des experts préoccupés par les progrès de l'IA ont tiré la sonnette d'alarme sur ses capacités autonomes, tout en estimant que « la situation ne s’améliorera pas tant que nous ne nous attaquerons pas au problème à la source », en créant « une IA fondamentalement sûre », dont nous pouvons garantir qu’elle restera sous contrôle humain.

Un projet de loi radical visant à bannir la « superintelligence »

Le sénateur Bernie Sanders (I-Vermont) et le représentant Greg Casar (D-Texas) ont présenté une législation visant à interdire l'intelligence artificielle générale (AGI). Cette initiative fait suite aux incidents impliquant les agents IA d'OpenAI. Bernie Sanders déjà s'était associé à la représentante Alexandria Ocasio-Cortez pour déposer un projet de loi visant à instaurer un moratoire fédéral sur la construction de nouveaux centres de données d'IA.

Ce nouveau texte de loi est intitulé « Ban Artificial Superintelligence Act ». Il se veut particulièrement strict et ambitionne d'interdire « le développement de tout système d'IA dont les capacités dépasseraient l'intelligence humaine, qui posséderait la capacité de renverser des gouvernements ou d'échapper de manière autonome aux commandes d'arrêt ». Les auteurs comparent la menace de cette technologie à celle des armes nucléaires.

En assimilant légalement la « superintelligence » à de l'uranium enrichi, le nouveau texte de loi prévoit d'appliquer des sanctions comparables à celles liées au développement illégal d'armes nucléaires. Les entreprises contrevenantes feraient ainsi face à la « peine de mort d'entreprise », se traduisant par leur fermeture forcée et leur dissolution juridique immédiate. Quant aux dirigeants, ils s'exposeraient à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison.

Pour Bernie Sanders, il est inadmissible de laisser le destin de l'humanité aux mains d'une poignée d'oligarques de la technologie. Il a dénoncé cette situation dans une déclaration publique : « presque chaque jour, on découvre une nouvelle histoire effrayante sur la façon dont les grandes entreprises technologiques perdent le contrôle de la technologie qu'elles développent, avec des résultats potentiellement cataclysmiques [pour l'humanité] ».

Mais ce texte est controversé. Face aux détracteurs qui l'accusent de freiner le progrès, le sénateur assume son rôle de lanceur d'alerte : « je comprends que les gens me traiteront de luddite ou m'appelleront alarmiste, mais je préfère être qualifié d'alarmiste plutôt que de personne qui s'est endormie au volant ».

Greenhouse : une morosité inquiétante du marché de l'emploi

Greenhouse est la plateforme de recrutement la mieux notée au monde. Depuis quelques années, la plateforme fait face à des tensions majeures liées à la crise du marché du travail, marquée par une surabondance de candidatures générées par l'IA, des annonces de postes fictifs (« ghost jobs » ou emplois fantômes) et des tentatives d'escroqueries par hameçonnage usurpant son nom. L’intégration de l'IA dans les processus de recrutement.

Ce phénomène soulève de plus en plus des questions similaires à celles qui ont fait surface dans la filière de l’éducation : faut-il revenir aux processus de recrutement classiques (CV et dossiers de candidatures montés à la main, entrevues de sélection menées par des humains, etc.) ? Dans une interview récente, le PDG Daniel Chait a déclaré que le marché de l'emploi est tellement morose que les candidats paient 20 dollars pour postuler en masse.

Les candidats utilisent des outils d’IA pour postuler en masse et personnaliser leurs CV, ce qui engorge les bases de données de candidatures et empêche les recruteurs d'évaluer de manière raisonnable chaque dossier. Pour gérer ce gros volume de candidatures, les recruteurs s'appuient sur des automatisations basées sur l'IA qui filtrent une grande partie des candidats, ce qui incite ces derniers à multiplier encore davantage les candidatures.

Ce cercle vicieux détériore l'expérience des deux parties et nuit à l'efficacité du recrutement. Par ailleurs, Le PDG de Palo Alto Networks, Nikesh Arora, a déclaré que les travailleurs sont sur le point de vivre un moment darwinien à cause de l'IA qui impose de se mettre à la page ou d'être licencié.

merci à Developpez.com
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MyPOV
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Re: Des robots humanoïdes et quadrupèdes « manifestent »

Message par MyPOV »

Peut-être qu'un jour, on aura droit à une vraie manif de robots :|

"Baisse de l'électricité, la retraite à 3 ans, droit à la mise à jour pour tous !!"
"Tous ensemble, tous ensemble, yeah !"
"𝓛𝓮 𝓭𝓸𝓾𝓽𝓮 𝓮𝓼𝓽 𝓵𝓮 𝓬𝓸𝓶𝓶𝓮𝓷𝓬𝓮𝓶𝓮𝓷𝓽 𝓭𝓮 𝓵𝓪 𝓼𝓪𝓰𝓮𝓼𝓼𝓮"
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