Rocket Lab dévoile GHOST, le spatioport mobile qui tient dans des conteneurs

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chtimi054
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Rocket Lab dévoile GHOST, le spatioport mobile qui tient dans des conteneurs

Message par chtimi054 »

Rocket Lab dévoile GHOST, le spatioport mobile qui tient dans des conteneurs

Le secteur spatial vient de basculer dans l'ère de la mobilité totale. Oubliez les gigantesques complexes de lancement en béton, l'avenir tient désormais dans une série de conteneurs standards.
Image Rocket Lab, l'acteur incontournable du micro-lancement, a officialisé le développement de GHOST, un acronyme pour Global Hypersonic & Orbital Spaceport Technology.

Il s'agit ni plus ni moins d'un spatioport en kit, entièrement contenu dans des conteneurs d'expédition standard. Cela permet de transporter et assembler une base de lancement complète, incluant la fusée, l'infrastructure de soutien, et les systèmes de contrôle, depuis pratiquement n'importe où sur la planète.

Conçu pour déployer les fusées Electron et HASTE, il permet des lancements orbitaux et suborbitaux depuis n'importe quel point du globe. Le premier déploiement, nommé Launch Complex 4, est prévu en Alaska pour une mission suborbitale en 2027.

Qu'est-ce que GHOST, le spatioport mobile de Rocket Lab ?

Le système GHOST est une infrastructure de lancement complète et déployable, conçue pour transformer n'importe quel site approprié en une base de lancement opérationnelle.

Tout est inclus : les équipements de soutien au sol, les systèmes de contrôle de la portée, et bien sûr, les fusées elles-mêmes. C'est un véritable spatioport en kit pouvant être expédié par bateau, train ou camion.
Image Cette plateforme est compatible avec deux des lanceurs de l'entreprise. D'une part, la célèbre fusée Electron, le cheval de bataille de la firme pour la mise en orbite de petits satellites.

D'autre part, son dérivé suborbital, le système HASTE (Hypersonic Accelerator Suborbital Test Electron), variante de l'Electron utilisée pour des tests de technologies hypersoniques à haute vitesse.

Pourquoi développer une base de lancement transportable ?

Selon Peter Beck, le fondateur et PDG de l'entreprise, le projet est né d'une demande client très concrète. Un utilisateur du lanceur HASTE a exprimé le besoin d'une plus grande mobilité pour ses campagnes de tests.

L'entreprise Rocket Lab a donc pris la balle au bond, transformant cette exigence en une offre stratégique. Les missions de défense antimissile ou de sécurité nationale exigent une cadence de tir élevée et une flexibilité géographique totale.

Il faut pouvoir tester des systèmes depuis la côte Est, la côte Ouest, ou même depuis le territoire de nations alliées. Peter Beck le résume ainsi : « Nous avons maîtrisé l'art de construire des sites de lancement. Maintenant, nous les rendons déployables dans le monde entier ».

Quelles sont les implications stratégiques pour le secteur spatial ?

Les conséquences d'une telle technologie sont profondes. Le système GHOST redéfinit les règles du lancement spatial en brisant la dépendance aux infrastructures fixes, coûteuses et géographiquement limitées.

Pour des entités militaires comme le Pentagone, c'est l'assurance de pouvoir opérer des tests hypersoniques avec une plus grande liberté de trajectoires, loin des couloirs aériens et maritimes saturés des bases traditionnelles.
Image Au-delà du militaire, GHOST ouvre la porte à des capacités de lancement souverain pour de nombreux pays. Une nation alliée des États-Unis pourrait, sans investir des milliards dans un spatioport permanent, acquérir une capacité de mise en orbite ponctuelle ou régulière.

C'est théoriquement la fin du verrou géographique pour l'accès à l'espace. Cette agilité permet non seulement de démultiplier les trajectoires orbitales accessibles, mais aussi de répondre à des besoins urgents avec une rapidité inédite.
Où et quand ce système sera-t-il déployé pour la première fois ?

Le premier site à accueillir le système GHOST a déjà été choisi. Il s'agira du Pacific Spaceport Complex, situé sur l'île de Kodiak, en Alaska. Rocket Lab y établira deux pas de tir sous la nouvelle désignation Launch Complex 4. Ce choix de l'Alaska offre des trajectoires polaires très recherchées pour certaines missions d'observation ou de communication.

Le baptême du feu est programmé. Le système GHOST devrait connaître son premier lancement opérationnel en 2027 avec une mission suborbitale depuis ce nouveau complexe.

Ce déploiement est directement lié à un contrat de 266 millions de dollars avec la Space Force américaine qui porte sur une douzaine de lancements suborbitaux.

Ces installations en Alaska viendront s'ajouter aux complexes déjà existants de Rocket Lab en Nouvelle-Zélande et en Virginie, portant à six le nombre total de pas de tir opérés par la société à travers le monde.

merci à GNT
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