Doctolib réutilisera des données de santé pour l’IA

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chtimi054
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Doctolib réutilisera des données de santé pour l’IA

Message par chtimi054 »

Doctolib réutilisera des données de santé pour l’IA
Image Un courriel envoyé pendant les vacances informe les patients : Doctolib prépare une recherche utilisant leurs données de santé, sauf opposition explicite de leur part.

Doctolib annonce un premier projet scientifique consacré à l’amélioration des parcours de soins grâce à l’intelligence artificielle. À compter d’août 2026 (soit dans 19 jours, en pleines vacances d’été), ses chercheurs travailleront avec une équipe liée à l’Inria, à l’Inserm et à Université Paris Cité. Les informations exploitées comprendront des données démographiques et médicales concernant les utilisateurs, ainsi que leurs proches rattachés au même compte. L’entreprise affirme que ces éléments ne permettront pas une identification directe. Chaque patient peut néanmoins refuser leur réutilisation grâce au formulaire d’opposition proposé par Doctolib, sans perdre l’accès à la plateforme ni modifier son parcours médical.

Un courriel discret pour un projet sensible

Le message a pu facilement passer inaperçu. Reçu en pleine période de vacances, lorsque les boîtes électroniques s’accumulent et que l’attention baisse, il présente la création d’un laboratoire de recherche en santé. L’enjeu dépasse pourtant une simple évolution fonctionnelle de Doctolib : il concerne la réutilisation d’informations médicales pour entraîner ou développer des méthodes reposant sur l’intelligence artificielle.

Le premier programme doit commencer en août 2026. Son intitulé annonce l’objectif poursuivi : « Améliorer les parcours de soins grâce à l’intelligence artificielle« . Doctolib prévoit une collaboration avec des chercheurs associés à trois établissements scientifiques français, l’Inria, l’Inserm et Université Paris Cité.

La plateforme justifie cette démarche par les difficultés rencontrées par certains patients. Les rendez-vous peuvent se multiplier, plusieurs professionnels doivent parfois être coordonnés et le suivi devient complexe. La recherche vise donc à détecter certains risques de santé plus tôt et à faciliter la prise en charge.

Pour mener ce travail, Doctolib indique vouloir utiliser les données démographiques et sanitaires nécessaires aux analyses. Le périmètre inclut celles de l’utilisateur, ainsi que les informations relatives aux proches reliés à son compte. Ces contenus peuvent avoir été saisis par le patient lui-même ou renseignés par ses soignants.

Cette extension aux proches constitue un point essentiel. Une personne administrant les rendez-vous d’un enfant, d’un parent âgé ou d’un autre membre de sa famille peut ainsi être concernée au-delà de son propre dossier. L’opposition doit alors être effectuée séparément pour chaque personne visée.

Doctolib affirme que l’identité des patients restera protégée. Selon son courriel, les informations employées ne doivent pas permettre de reconnaître directement les personnes. L’accès serait réservé à des équipes de recherche habilitées, au sein d’un environnement présenté comme sécurisé.

Le projet doit durer trois ans. Les données pourront être conservées pendant cinq ans au maximum, notamment afin de permettre les publications scientifiques. L’entreprise indique appliquer la méthodologie de référence MR004 de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Elle dit également fonder le traitement sur son intérêt légitime à conduire des recherches destinées à améliorer les soins.

Cette base juridique implique une logique particulière : l’utilisateur n’est pas invité à donner préalablement son consentement. Il est informé de la réutilisation envisagée et dispose d’un droit d’opposition. Dans un domaine aussi sensible, la visibilité du courriel devient donc déterminante. Un message noyé parmi d’autres peut réduire, en pratique, la capacité des patients à exercer un choix réellement éclairé.
Image Refuser la recherche sans perdre les services

Doctolib précise que chacun peut s’opposer à l’utilisation future de ses informations et de celles de ses proches. Cette démarche n’aurait aucun effet sur l’accès aux services de prise de rendez-vous, ni sur le parcours de soins.

Le formulaire porte le titre « Formulaire d’opposition – Recherche en santé« . Il demande le prénom, le nom et la date de naissance de la personne concernée. L’utilisateur doit confirmer qu’il exerce son droit d’opposition à la réutilisation des données pour des finalités scientifiques. Vous devez être connecté à votre compte pour la prise en charge de l’opposition.

Le texte proposé fait référence à l’article 56 de la Loi Informatique et Libertés. Il permet d’agir pour soi-même ou comme représentant légal d’une autre personne. Doctolib rappelle expressément que ce refus ne modifie pas l’usage des services proposés aux patients.

L’opposition peut être exercée à tout moment confirme le compte Twitter/X Isolapine. Elle doit toutefois être réalisée individuellement pour chaque proche concerné. Une personne gérant plusieurs profils devra donc compléter autant de formulaires que nécessaire.

Le courriel mentionne également d’autres droits : accès, rectification, limitation et demande de suppression, le classique du RGPD. Doctolib avertit néanmoins qu’une suppression pourrait devenir impossible après la finalisation des recherches, afin de préserver leur validité scientifique. Une réclamation peut aussi être adressée à la CNIL.

merci à ZATAZ
gege68
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Re: Doctolib réutilisera des données de santé pour l’IA

Message par gege68 »

Doctolib veut mes données pour son IA.
Super, je rêvais d’être cobaye sans le savoir. :lol:
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