La dernière mise à jour de sécurité de Windows 11 donne du fil à retordre à certains PC. Microsoft confirme un bug d’installation lié à une petite partition système capable de faire échouer toute la mise à jour lorsqu’elle manque d’espace.
Le Patch Tuesday de mai devait corriger de nombreuses failles de sécurité et régler quelques problèmes de stabilité, mais comme souvent avec les mises à jour de Windows 11, il est aussi venu ajouter sa petite pierre à l’édifice des bugs déjà documentés. Microsoft vient en effet de confirmer que l’installation de KB5089549 pouvait échouer sur certaines configurations, et générer une erreur 0x800f0922. En cause, un manque d’espace sur la partition système EFI, nécessaire à la mise à jour des fichiers de démarrage.La partition EFI, petite zone saturée, gros blocage à l’arrivée
Dans le détail, le problème se manifeste après les premières étapes de l’installation, lorsque Windows redémarre pour appliquer les changements. D’après Redmond, les machines concernées peuvent voir la progression s’interrompre autour de 35 ou 36 %, avant que Windows ne fasse marche arrière et annule les modifications. À l’écran, les utilisateurs et utilisatrices n’ont droit qu’au très explicite message « Quelque chose ne s’est pas déroulé comme prévu », sans autre précision. Windows Update dans toute sa splendeur.
Pour celles et ceux qui auraient eu la patience, ou l’entêtement, d’aller fouiller dans les journaux système, les traces laissées par cet échec cuisant pointent vers un manque d’espace sur la partition EFI. Microsoft évoque notamment des fichiers tiers ou OEM installés en dehors de ses propres répertoires de démarrage, capables de grignoter une zone déjà limitée, à plus forte raison quand elle dispose de 10 Mo ou moins d’espace libre. Trop peu, manifestement, pour permettre à KB5089549 de mettre à jour correctement les fichiers nécessaires au démarrage.
Microsoft travaille désormais à un correctif, qui sera intégré à une prochaine mise à jour de Windows 11. En attendant, Redmond a déjà activé son dispositif Known Issue Rollback (KIR) afin de neutraliser temporairement le changement responsable du blocage sur les PC grand public et les machines professionnelles non administrées, qu’un redémarrage peut aider à appliquer plus vite. Dans les parcs gérés par une équipe IT, les administrateurs doivent en revanche passer par une stratégie de groupe dédiée pour bénéficier de la même mesure d’atténuation.
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