Windows 7 le sommet, Windows 10 le compromis et Windows 11 ravive la nostalgie
La dernière refonte du menu Démarrer de Windows 11 n’a pas déclenché l’unanimité. Elle cristallise un malaise que l’on voit revenir à chaque gros virage d’interface chez Microsoft. Une partie des utilisateurs aime tandis qu’une autre reproche un menu jugé trop imposant, trop automatisé, et pas assez personnalisable.
Windows 11, pourquoi est-il si énorme ?
Le reproche le plus fréquent vise la place prise par ce nouveau menu. Sur des écrans de bureau ( 27 pouces en moyenne) beaucoup décrivent un gaspillage d’espace, avec des icônes très espacées, des tuiles surdimensionnées et un rembourrage visuel. Il donne l’impression d’un menu gonflé plus pour faire moderne que pour gagner en efficacité.
Certains vont jusqu’à le comparer à l’époque du “Start” plein écran de Windows 8, à l’opposé de la densité et de la compacité recherchées par les habitués de Windows 10.

Windows 8, la fameuse interface Metro Des utilisateurs sur PC portables se montrent plus indulgents, ce qui alimente l’idée d’un compromis orienté écrans plus petits (ou tactiles) mais qui frustre les usages “bureau”.
Les catégories automatiques : une bonne idée
Le changement phare, c’est la catégorisation automatique des applications, avec des groupes type Productivité, Utilitaires/Outils, Autres, etc. Le processus semble s’appuyer sur une classification intelligente permettant de retrouver plus vite ses applications sans créer soi-même des dossiers.
Dans les retours, c’est justement là que ça coince. La fameuse intelligence de classement ne semble pas au rendez-vous. Des utilisateurs pointent des classements incohérents (des launchers de jeux dispersés, Steam “mal compris”, des applications Office rangées dans un ordre jugé étrange) et surtout un problème majeur. L’utilisateur n’a quasiment aucun levier d’action. Pas de renommage simple, pas de réassignation manuelle, pas de suppression de catégories qui polluent l’affichage, et un groupe “Autres” qui finit souvent par avaler la majorité des programmes installés.
Bref au final rien ne va au travers d’une interface “verrouillée” qui impose ses choix.
“Liste” contre “Catégories”, des points positifs existent
Heureusement tout n’est pas négatif. Plusieurs retours soulignent que basculer vers une vue Liste améliore l’expérience, en rendant la navigation plus proche des versions précédentes et en intégrant plus naturellement les applications épinglées et la liste complète.
Deux évolutions sont bien reçues avec la possibilité de désactiver la section “Recommandés” et une organisation qui peut, une fois réglée correctement, réduire la friction au quotidien.
Performances et bugs : l’huile sur le feu
Au-delà du design, certains utilisateurs mentionnent des soucis plus “concrets” : icônes qui tardent à apparaître, animations jugées lourdes, clignotements, latences au survol, et quelques comportements qui donnent l’impression d’une préversion pas totalement polie. Quand des machines puissantes se plaignent de lenteurs sur un élément aussi central que le menu Démarrer, la critique devient plus symbolique : elle alimente l’idée que Microsoft change l’apparence avant de verrouiller la fluidité.
Un retour de la nostalgie… et surtout de la fatigue
Enfin comme souvent, Windows 7 finit par être cité comme “le sommet”, Windows 10 comme le meilleur compromis et Windows 11 comme une suite de changements qui s’accumulent. Une certaine fatigue se ressent face à ces refontes régulières et imposées.
La critique dominante est la sensation d’une interface qui retire de la liberté. Beaucoup reconnaissent un potentiel, mais estiment qu’il est étouffé par une automatisation non négociable.
merci à Ginjfo

