Se présentant comme le plus grand opérateur de téléphonie mobile aux Pays-Bas, Oodido a été victime d'une cyberattaque. Les données personnelles de plus de 6 millions de clients ont été exposées.
Il n'y a pas qu'en France où les fuites de données sévissent. Géant néerlandais des télécommunications issu du regroupement de T-Mobile et Tele2 Netherlands, Odido a confirmé avoir été la cible d'une cyberattaque. L'incident de cybersécurité a entraîné l'exposition des données personnelles de plus de 6,2 millions de clients, soit près d'un tiers de la population des Pays-Bas.Quelles sont les données compromises ?
Les attaquants ont eu accès à un système de contact client et ont pu télécharger une grande quantité de données personnelles.
Elles comprennent nom, adresse e-mail et postale, numéro de téléphone, date de naissance, ainsi que l'identifiant de compte bancaire (IBAN) et même des détails de pièces d'identité, comme les numéros de passeport ou de permis de conduire avec leur date de validité.
Les scans des pièces d'identité et les données de localisation ne font par contre pas partie du butin.
Comment l'opérateur a-t-il réagi à cette intrusion ?
L'entreprise a lancé son enquête le 7 février, après avoir détecté l'incident. Selon ses déclarations, " l'accès non autorisé au système a été interrompu le plus rapidement possible ".
Pour gérer cette crise, Odido a fait appel à des experts externes en cybersécurité afin de renforcer ses mesures de sécurité et d'augmenter la surveillance de ses systèmes.
Odido a notifié l'autorité néerlandaise de protection des données de la violation de données. Les clients concernés sont actuellement prévenus par e-mail ou SMS pour les informer de la situation et des risques qui en découlent.
Des manquements au RGPD pour Odido ?En France, la cyberattaque de Free et Free Mobile en 2024 avait particulièrement marqué les esprits, même si d'autres opérateurs hexagonaux ont connu des mésaventures similaires.
Pour plusieurs manquements au RGPD en vigueur en Europe, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a décidé d'infliger à Free une amende de 42 millions d'euros. Un recours a été déposé devant le Conseil d'État.
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