La Caisse des Dépôts tire la sonnette d'alarme face à une escroquerie en pleine expansion. De faux conseillers contactent des particuliers par mail ou téléphone, leur faisant miroiter des fonds en attente issus d'investissements passés. Pour débloquer cet argent fictif, ils exigent le paiement de « frais de dossier ». L'institution rappelle qu'elle ne sollicite jamais de paiement par ces canaux et appelle à la vigilance.
Une nouvelle vague de tentatives de fraude cible actuellement les particuliers en France, usurpant l'identité d'une institution financière de confiance : la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Les cybercriminels, bien organisés, contactent leurs victimes potentielles par téléphone ou par e-mail, y compris des personnes n'ayant jamais été clientes de l'établissement. Leur discours est bien rodé, jouant sur l'appât d'un gain inattendu pour endormir la méfiance et pousser à l'action.Comment fonctionne précisément cette nouvelle escroquerie ?
Le mode opératoire se révèle à la fois simple et redoutablement efficace. Un prétendu conseiller prend contact avec vous et vous annonce que des sommes d'argent, issues d'anciens investissements ou de comptes oubliés, seraient disponibles à votre nom. Cette arnaque repose entièrement sur la promesse de récupérer des fonds qui, bien sûr, n'existent pas.
Pour rendre le tout crédible, les fraudeurs construisent un récit cohérent, parfois étayé par des informations personnelles glanées lors de précédentes fuites de données. C'est là que le piège se referme : pour percevoir ces fameux fonds, la victime est invitée à verser des « frais de dossier ». Une fois ce paiement effectué, les escrocs disparaissent, et l'argent versé avec eux, sans aucune possibilité de remboursement.Pourquoi cette fraude est-elle si convaincante ?
Le stratagème des escrocs s'appuie sur un véritable cadre légal pour gagner en crédibilité. Ils font souvent référence à une loi de 2014 qui oblige les banques et les assureurs à transférer les fonds des comptes inactifs (comptes-titres, PEA, assurances-vie) à la Caisse des Dépôts après une période d'inactivité de dix ans. L'institution conserve ensuite ces sommes pendant vingt ans, dans l'attente d'une réclamation des bénéficiaires.
En utilisant ce prétexte, les malfrats rendent leur discours plausible. Pour beaucoup de personnes, l'idée qu'une somme attende quelque part est suffisamment plaisante pour court-circuiter les réflexes de prudence. Le véritable service de recherche de ces fonds, nommé Ciclade, est entièrement gratuit et accessible en ligne. Il ne requiert aucun paiement préalable, les éventuels frais étant directement prélevés sur les sommes restituées, et non demandés en amont.
Quels sont les bons réflexes à adopter pour ne pas tomber dans le piège ?Face à la multiplication de ces sollicitations, la Caisse des Dépôts a formulé une règle d'or d'une simplicité absolue : l'institution ne contacte jamais ses usagers par e-mail ou par téléphone pour leur réclamer de l'argent. Toute demande de paiement transitant par ces canaux doit donc être considérée comme une tentative de fraude, peu importe la qualité du discours ou l'apparence professionnelle des documents fournis par les faux conseillers.
Si vous recevez un appel ou un message de ce type, la consigne est donc claire : n'y donnez aucune suite. Ne communiquez aucune information personnelle ou bancaire, ne payez rien et mettez fin à la conversation. En cas de doute ou si vous avez été victime, il est crucial de le signaler sur la plateforme gouvernementale THESEE, accessible via le site Service-Public.fr, et de contacter immédiatement votre banque si un versement a été effectué.
merci à GNT
