Une base de données attribuée à un casino en ligne aurait exposé joueurs, portefeuilles et infrastructure, révélant surtout les coulisses techniques d’un casino Web3.Un message publié le 17 août 2026 par un pirate informatique trés connu, internationalement, chez les data brokers (revendeur de données piratées) affirme avoir découvert une base de données de production associée à Intraverse/Gamifi, accessible publiquement… sans authentification. Le pirate revendique 16 898 017 entrées. Les données décrites couvriraient 735 705 gains de casino, 16 154 575 notifications et 2 368 portefeuilles uniques. Au-delà des joueurs, l’exposition aurait dévoilé l’architecture de bots internes, leurs fonds, leurs performances, plusieurs paramètres opérationnels, un accès sensible et des identifiants Discord.
Une base de production prétendument ouverte sans authentification
Selon ce hacker, la découverte provient d’un balayage automatisé portant sur 20 654 identifiants de projets Firebase. Le malveillant propose d’ailleur son « scanner » pour quelques milliers d’euros. Le projet découvert est présenté comme l’environnement de production d’Intraverse. Un projet qui aurait autorisé des lectures anonymes par HTTP, sans jeton, contrôle d’origine ou authentification (sic!) L’écriture aurait toutefois été bloquée.
Le volume revendiqué atteint 16 898 017 feuilles dans la « Database ». Parmi elles figureraient 735 705 enregistrements « liveWins » et 16 154 575 notifications individuelles. Les premières associeraient les adresses de portefeuille des joueurs à leurs pseudonymes, mises, gains, multiplicateurs, valeurs en dollars, jetons, jeux et dates.
Les notifications exposeraient notamment des identifiants utilisateurs, différents types d’événements, des montants, des statuts et des jetons destinés aux appareils mobiles. Au total, 2 368 portefeuilles uniques auraient été identifiés, dont 2 315 attribués à des joueurs et 53 aux opérations automatisées. Un échantillon de 300 portefeuilles aurait montré 139 adresses disposant de plus de 0,001 ETH (4 euros), pour un total de 2,45 ETH (9800€). Le portefeuille le mieux doté de cet échantillon contenait, selon la publication, 0,3888 ETH (1555€).
Une cartographie détaillée des bots du casinoEn France, la distinction entre un casino licite et un casino illégal repose d’abord sur l’autorisation de proposer des jeux d’argent au public. Les casinos physiques sont soumis à un régime d’autorisation et de contrôle. Sur Internet, le cadre français est beaucoup plus restrictif : les jeux autorisés concernent principalement les paris sportifs, les paris hippiques et le poker auprès d’opérateurs agréés, ainsi que les activités de la Française des jeux. Les jeux de casino en ligne de type machines à sous, roulette ou jeux assimilés ne sont pas autorisés en France (et dans de nombreux pays) simplement parce qu’un site possède une licence délivrée à l’étranger (Curaçao, Malte, …). Pour rappel : la légalité dépend du droit applicable au joueur et du territoire dans lequel l’opérateur fournit son service. La décentralisation technique ne signifie pas absence de responsabilité juridique.
L’aspect le plus sensible concerne une branche présentée sous le nom « nova ». Elle aurait révélé cinq configurations de bots, 48 portefeuilles associés à des instances de jeu et trois portefeuilles chargés de leur financement sur Soneium, ApeChain et MegaETH.
Deux configurations auraient été actives. Chacune misait 0,0035 ETH (14€) par partie, avec respectivement 15 et 12 parties quotidiennes prévues. Les données exposées décrivent également les présumés performances financières de certains bots. L’un d’eux afficherait une perte nette de 0,63 ETH (2520€) après 3 565 parties.
Le message affirme avoir comparé certaines informations avec les soldes visibles sur les blockchains. Sur Soneium, plusieurs portefeuilles d’instances auraient présenté des montants identiques à ceux enregistrés dans la BDD du casino. Sur ApeChain, les écarts seraient beaucoup plus importants. Les instances n’auraient conservé qu’environ 0,002 APE chacune, tandis que la base leur attribuait encore 681,55 APE au total.
Aucune clé privée, phrase mnémonique, transaction ou chemin de contrat permettant directement de vider les portefeuilles ne figurerait dans les données. L’incident décrit relève donc principalement d’une fuite massive d’informations opérationnelles, comportementales et d’infrastructure.
merci à ZATAZ
