Selon le pirate, l’accès à un VPN aurait permis d’extraire environ 43 Go de données éducatives françaises : enseignants, élèves. Un timing étonnant à quinze jours de la rentrée !Les données revendiquées par le pirate informatique ZeroBytes, déjà présenté comme l’auteur présumé du piratage d’un espace du ministère de l’Économie et des Finances, couvriraient plusieurs systèmes de l’Éducation nationale, avec environ 2 500 fichiers et 346 millions de lignes brutes. L’ensemble réunirait des informations scolaires, administratives et techniques provenant notamment des académies de Créteil et de Versailles, ainsi que d’I-Prof à l’échelle nationale. Élèves, parents, enseignants, personnels administratifs et comptes techniques apparaîtraient dans les extractions décrites. Le contenu le plus sensible annoncé par le pirate concernerait deux annuaires totalisant environ 600 000 comptes et comprenant des empreintes de mots de passe. Selon ZeroBytes, les données s’étendraient de 2002 à juillet 2026.
Selon le pirate, l’accès à un VPN aurait permis d’extraire environ 43 Go de données éducatives françaises : enseignants, élèves. Un timing étonnant à quinze jours de la rentrée !
Les données revendiquées par le pirate informatique ZeroBytes, déjà présenté comme l’auteur présumé du piratage d’un espace du ministère de l’Économie et des Finances, couvriraient plusieurs systèmes de l’Éducation nationale, avec environ 2 500 fichiers et 346 millions de lignes brutes. L’ensemble réunirait des informations scolaires, administratives et techniques provenant notamment des académies de Créteil et de Versailles, ainsi que d’I-Prof à l’échelle nationale. Élèves, parents, enseignants, personnels administratifs et comptes techniques apparaîtraient dans les extractions décrites. Le contenu le plus sensible annoncé par le pirate concernerait deux annuaires totalisant environ 600 000 comptes et comprenant des empreintes de mots de passe. Selon ZeroBytes, les données s’étendraient de 2002 à juillet 2026.
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Des bases scolaires couvrant deux décennies
Selon ZeroBytes, le pirate qui affiche déjà des victimes telles que le Ministére des Finances, la fédération Française de Handball, SFR, Accor, Intermarché, etc. le premier ensemble représenterait environ 24 Go et 1 581 fichiers, principalement liés à l’académie de Créteil. Le pirate affirme y avoir trouvé des données scolaires remontant parfois à 2005, issues de plusieurs outils utilisés par l’Éducation nationale.
Une partie concernerait les élèves des écoles maternelles et élémentaires. ZeroBytes évoque notamment près de deux millions d’enregistrements comportant des noms et prénoms, ainsi qu’environ 815 000 élèves avec leur identifiant scolaire, leur date de naissance et des informations sur la cantine, les transports ou l’accueil périscolaire. Des données concernant les parents, les adresses et le parcours scolaire figureraient aussi dans les fichiers revendiqués.
Le pirate affirme sur Telegram, un espace numérique qu’il n’utilisait pas avant cette nouvelle annonce, également détenir un autre ensemble comprenant environ 491 000 élèves. Celui-ci contiendrait notamment leur identité, leur adresse, leur niveau scolaire et leur établissement. Des informations permettraient aussi de relier certains élèves à leurs parents ou à des membres du personnel éducatif. Selon ZeroBytes, certaines traces présentes dans ces données remonteraient à juillet 2007.
D’autres fichiers concerneraient des élèves suivis pour des difficultés scolaires ou un risque de décrochage. Le pirate affirme y avoir trouvé des informations sur des absences, des convocations, des entretiens et des décisions prises dans le cadre de dispositifs d’accompagnement. Ces données couvriraient plusieurs années scolaires, de 2020-2021 à 2025-2026.
Enfin, ZeroBytes dit avoir récupéré des données relatives aux collégiens et lycéens pour les années scolaires 2024-2025 et 2025-2026. Elles concerneraient notamment les inscriptions, les résultats scolaires, la vie dans les établissements et le suivi du décrochage. L’un des fichiers revendiqués compterait environ 625 000 élèves et contiendrait, entre autres, des adresses électroniques, des numéros de téléphone et des identifiants scolaires.
Les identités numériques au cœur du risqueSelon ZeroBytes, un deuxième ensemble représenterait environ 17,8 Go et plus de 1 000 fichiers issus d’I-Prof, l’outil utilisé par l’Éducation nationale pour la gestion de ses personnels. Les données revendiquées concerneraient les différentes académies françaises et toucheraient notamment des enseignants, des personnels administratifs et d’autres agents du ministère.
Le pirate affirme que ces fichiers contiendraient des informations professionnelles et personnelles telles que les noms, prénoms, dates de naissance, adresses électroniques académiques, adresses postales, identifiants professionnels, contrats, qualifications ou encore formations suivies. Les extractions seraient datées du 20 juillet 2026.
ZeroBytes dit également avoir récupéré des éléments pouvant présenter un intérêt particulier pour un attaquant. Parmi eux figureraient des clés permettant d’accéder à certains serveurs, ainsi que des fichiers de configuration liés à des comptes techniques. Leur présence ne prouve pas que ces accès seraient encore valides aujourd’hui, elle suggère toutefois que les données revendiquées dépasseraient largement de simples dossiers administratifs.
Un troisième ensemble concernerait directement les comptes informatiques des académies de Créteil et de Versailles. D’après le pirate, environ 600 000 comptes seraient présents dans deux bases distinctes. Elles associeraient notamment l’identité des utilisateurs, leur adresse électronique professionnelle, leur établissement, leur fonction et l’état de leur compte.
ZeroBytes affirme surtout que des empreintes de mots de passe seraient présentes dans ces fichiers. Il ne s’agirait pas de mots de passe affichés en clair, plutôt de données issues de leur stockage technique. Selon leur robustesse et les protections utilisées, certaines pourraient néanmoins intéresser des cybercriminels cherchant à retrouver des mots de passe ou à préparer d’autres attaques. ZATAZ vous expliquait, il y a peu, le principe du hashage d’un mot de passe et le risque d’une protection trop faible de ce dernier.
Le pirate dit avoir obtenu l’ensemble de ces informations après avoir accédé à un VPN. Au total, il revendique environ 43 Go de données et 346 millions de lignes. Ce volume ne signifie pas que 346 millions de personnes seraient concernées, un même individu pouvant apparaître plusieurs fois dans différents fichiers, systèmes ou années scolaires. Cela n’empêche pas que cette exfiltration d’informations, si elle se confirme, est totalement folle ! Pour prouver ces dires, le pirate a diffusé 13 exemples de bases de données présumées appartenir à l’Éducation Nationale.
Sur le plan du renseignement cyber, la principale inquiétude vient donc de la possibilité de croiser des informations personnelles, professionnelles et techniques. Un tel rapprochement pourrait faciliter l’identification de comptes sensibles, la préparation de campagnes d’hameçonnage ciblées ou la recherche d’éventuels accès encore exploitables. Maintenant, la balle est dans le camps de l’Éducation Nationale ! A quinze jours de la rentrée scolaire 2026/2027, voilà un timing bien étonnant
merci à ZATAZ


