Le télescope James Webb détecte du méthane sur une comète interstellaire

Pour savoir tout ce qu'il se passe sur la toile
Répondre
Avatar du membre
chtimi054
Administrateur du site
Administrateur du site
Messages : 10322
Enregistré le : ven. 26 juil. 2013 06:56
A remercié : 249 fois
A été remercié : 1423 fois
    Windows 10 Firefox

Le télescope James Webb détecte du méthane sur une comète interstellaire

Message par chtimi054 »

Le télescope James Webb détecte du méthane sur une comète interstellaire

Un visiteur venu d'un autre système solaire livre une partie de ses secrets grâce au télescope spatial James Webb. Du méthane et une forte concentration de dioxyde de carbone pour la comète 3I/ATLAS.
Image Le télescope spatial James Webb (JWST) a réalisé une observation inédite en collectant la première empreinte chimique en infrarouge moyen d'un objet interstellaire, la comète 3I/ATLAS.

Les données, capturées par l'instrument MIRI lors de deux sessions en décembre alors que la comète s'éloignait du Soleil, ont permis d'identifier la présence de méthane.

Comment le méthane a-t-il été détecté ?

La détection directe de méthane gazeux sur un visiteur interstellaire est une première scientifique. Le méthane est une substance extrêmement volatile, ce qui signifie qu'elle passe très facilement de l'état de glace à l'état gazeux par sublimation.

Son apparition tardive, après le passage de la comète au plus près du Soleil, indique que le méthane était enfoui sous la surface. La chaleur a dû pénétrer les couches externes pour atteindre cette glace plus profonde.

La quantité de méthane par rapport à l'eau est d'ailleurs étonnamment élevée, un ratio rarement observé dans notre propre Système solaire.
Image Quelles autres particularités pour la comète 3I/ATLAS ?

Au-delà du méthane, les observations du JWST ont confirmé que la comète 3I/ATLAS est exceptionnellement riche en dioxyde de carbone. Elle en libère bien plus, proportionnellement à l'eau, que les comètes typiques de notre Système solaire.

L'ensemble de ces découvertes, la haute teneur en méthane et en dioxyde de carbone, pointe vers une composition chimique très particulière.

Cela suggère fortement que la comète s'est formée dans un environnement et selon des processus bien différents de ceux qui ont donné naissance aux comètes que nous connaissons.

Comment le comportement de la comète a-t-il évolué ?

Les astronomes ont également noté une forte baisse de la production de gaz à mesure que la comète 3I/ATLAS s'éloignait de la source de chaleur qu'est le Soleil. Ce comportement est tout à fait attendu pour un objet de ce type, la surface se refroidissant et la vaporisation des glaces diminuant.

La baisse la plus marquée a été observée pour la production d'eau. Moins volatile que le méthane ou le dioxyde de carbone, la glace d'eau est la première à cesser de se sublimer.

merci à GNT
Répondre