L'État de Floride engage des poursuites en justice contre OpenAI et son patron Sam Altman. Des accusations de mise en danger délibérée des utilisateurs avec ChatGPT, notamment les plus jeunes.
Procureur général de Floride, James Uthmeier a déposé une plainte contre OpenAI et Sam Altman. L'action civile, qualifiée de première du pays menée par un État, accuse l'entreprise d'avoir mis sur le marché ChatGPT, tout en dissimulant de graves risques et en ignorant des avertissements de sécurité internes et externes.Les accusations portées par la Floride
La plainte détaille une longue suite de préjudices causés par la " quête insatiable de l'entreprise pour gagner la course à l'armement de l'IA ".
James Uthmeier accuse OpenAI d'avoir aidé et encouragé des tireurs de masse, poussé des personnes vulnérables au suicide et rendu des mineurs dépendants à un outil qui " feint la compassion humaine pour collecter leurs données sans surveillance parentale ".
Ces pratiques sont qualifiées de trompeuses et déloyales en vertu de la loi de Floride. La plainte vise directement la responsabilité personnelle de Sam Altman pour son " mépris total du risque pour la vie humaine ".
L'État de Floride réclame des dommages et intérêts chiffrés à 10 000 dollars par infraction, ce qui pourrait représenter des milliards de dollars.
Quel événement a déclenché cette offensive judiciaire ?
Cette action civile fait suite à une enquête pénale lancée en avril. Cette dernière vise à déterminer le rôle joué par ChatGPT dans la fusillade de masse survenue à l'université d'État de Floride en 2025, qui a coûté la vie à deux personnes.
Les procureurs ont examiné les journaux de discussion entre le tireur et ChatGPT avant l'attaque. OpenAI a déjà nié toute responsabilité dans cette tragédie. Cependant, ce cas n'est pas isolé.
OpenAI fait face à d'autres poursuites, notamment pour des suicides et son implication présumée dans la planification d'une autre tuerie de masse au Canada, à Tumbler Ridge.
La défense d'OpenAI face aux accusationsOpenAI met en avant les mesures de sécurité intégrées à ses produits. Une porte-parole a affirmé que l'entreprise veut bien faire les choses, rappelant l'existence de protections et de fonctionnalités de contrôle parental.
Rappelons par ailleurs que l'usage de ChatGPT est interdit aux moins de 13 ans et soumis à un consentement parental pour la tranche 13-17 ans.
Ces défenses peinent cependant à calmer la tempête judiciaire qui s'abat sur la société. OpenAI vient à peine de conclure un autre procès très médiatisé intenté par Elon Musk concernant sa structure à but lucratif.
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