L'Opération Atlantic, menée par la National Crime Agency (NCA) britannique et ses partenaires internationaux, a gelé plus de 12 millions de dollars issus de fraudes. L'action a identifié 20 000 victimes aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, et cartographié plus de 45 millions de dollars volés via la technique de l'hameçonnage par approbation, une arnaque particulièrement redoutable.
Une vaste offensive internationale, baptisée Opération Atlantic, a frappé un grand coup contre la cybercriminalité financière. Coordonnée par la National Crime Agency (NCA) britannique, en collaboration avec les services secrets américains et les autorités canadiennes, cette action a permis de geler des actifs substantiels et d'identifier des milliers de victimes piégées par des escroqueries sophistiquées. L'opération met en lumière l'ampleur de la menace et l'efficacité d'une réponse coordonnée à l'échelle mondiale.Comment fonctionne l'arnaque de l'« approval phishing » ?
L'escroquerie ciblée par l'Opération Atlantic repose sur une technique particulièrement sournoise : l'hameçonnage par approbation, ou « approval phishing ». Les criminels attirent leurs proies via de fausses plateformes d'investissement qui semblent tout à fait légitimes. Ils les persuadent ensuite d'approuver une transaction qui, en réalité, n'est pas un simple transfert mais une autorisation donnant aux escrocs un accès complet et direct à leur portefeuille de cryptomonnaies.
Une fois cette permission accordée, les fonds sont immédiatement siphonnés, souvent avant même que la victime ne réalise la supercherie. Le préjudice peut être considérable, comme en témoigne le cas d'une victime britannique qui a ainsi perdu plus de 52 000 livres sterling dans cette arnaque.Quelle a été l'ampleur de cette opération internationale ?
L'Opération Atlantic, organisée au siège londonien de la NCA, a réuni des forces de l'ordre de premier plan, incluant la City of London Police et la Financial Conduct Authority (FCA). Mais la clé de son succès réside dans la collaboration étroite avec des partenaires du secteur privé. Ces derniers ont joué un rôle crucial en traçant les transactions illicites en temps réel, permettant de sécuriser les fonds avant leur dispersion.
Grâce à ce partage de renseignements, l'opération a identifié plus de 20 000 victimes et gelé plus de 12 millions de dollars de produits criminels. Plus largement, l'enquête a permis de cartographier un réseau de fraude à la cryptomonnaie s'élevant à plus de 45 millions de dollars à l'échelle mondiale.
Quelles sont les suites et les leçons de l'Opération Atlantic ?Miles Bonfield, directeur adjoint des enquêtes à la NCA, a souligné que cette action est un « exemple puissant de ce que la coopération internationale peut accomplir ». Le travail est loin d'être terminé : la NCA et ses partenaires vont continuer d'analyser les renseignements collectés pour soutenir d'autres victimes et poursuivre les enquêtes criminelles.
Cette collaboration public-privé est d'ailleurs destinée à devenir un pilier de la nouvelle stratégie anti-fraude du gouvernement britannique. L'objectif est de connecter les données et l'expertise pour permettre des interventions plus rapides et efficaces face à des fraudeurs qui, comme l'a rappelé M. Bonfield, « opèrent à l'échelle mondiale » et nécessitent une réponse tout aussi globale.
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