L’IA met-elle en péril la stabilité de Windows ?
Les défaillances se multiplient
Microsoft a-t-il été trop loin dans son recours à l’intelligence artificielle ? Depuis que Satya Nadella, PDG de la firme, a affirmé en avril 2025 que 20 à 30 % du code de Microsoft est désormais généré par l’IA, les utilisateurs se demandent si cette automatisation ne contribue pas à la multiplication des défaillances dans Windows 11.
Une succession de mises à jour problématiques
Les derniers mois ont été particulièrement mouvementés pour les utilisateurs de Windows 11. En août 2025 par exemple la mise à jour KB5063875 a bloqué la fonction « Réinitialiser mon PC », empêchant toute réinstallation propre et revente d’un ordinateur d’occasion. Puis, avec la sortie de Windows 11 25H2 fin septembre, plusieurs bugs majeurs ont fait surface comme des problèmes de lecture Blu-ray/DVD et des erreurs lors de l’installation des mises à jour via WUSA.
Le mois d’octobre n’a pas arrangé la situation. La mise à jour KB5066835 a perturbé les connexions localhost, paralysant les environnements de développement. Pire encore, elle a désactivé la souris et le clavier USB dans l’environnement de récupération (WinRE), rendant toute réparation manuelle extrêmement difficile.
Des correctifs, mais la confiance s’effrite
Certes, Microsoft a corrigé certains de ces problèmes, notamment le fameux bug « Mettre à jour et arrêter », présent depuis des années, ainsi qu’un dysfonctionnement empêchant Outlook de se lancer. Cependant la multiplication des incidents alimentent le doute. L’intégration de l’IA dans le processus de développement fragilise-t-elle la qualité du code ?
La question mérite d’être posée et la réponse n’est pas évidente. Pourquoi ? Windows est un système d’exploitation dont la complexité est extrême. La présence de bugs fait partie du cycle normal de développement. Par contre la situation actuelle est délicate car à l’heure où Windows 10 a tiré sa révérence, la pression monte pour garantir une stabilité exemplaire à son successeur. Ce défi est difficile au point que même l’IA semble rencontrer des difficultés à le relever.
merci à Ginjfo
