Une annonce d’un cybercriminel prétend commercialiser un vaste stock de données personnelles et d’entreprises, couvrant plus de 25 pays et plusieurs catégories sensibles. ZATAZ a pu constater que 100 00 bases de données y sont référencées.Le message promotionnel affirme proposer plus de 45 To de bases de données privées, avec plus de 100 000 ensembles distincts et 1 100 bases attribuées à de grandes entreprises. L’offre mentionne des numéros de téléphone, courriels, informations citoyennes, passeports, données B2B et fichiers consommateurs. Plusieurs pays sont explicitement cités, dont la France, l’Allemagne, les États-Unis, le Vietnam, la Chine, Israël et la Russie. Le vendeur revendique également une collection totale dépassant 70 To, valorisée à plus de 2,5 millions $ (environ 2,3 millions d’euros), ainsi qu’un accès payant par abonnement réglable en cryptomonnaies.
Une vitrine revendiquant plus de 100 000 bases privées
L’annonce découverte par le service de veille et d’investigation de ZATAZ se présente comme le catalogue d’un canal VIP spécialisé dans la diffusion de bases de données. Le vendeur indique que sa collection aurait été actualisée pour la dernière fois en février 2026, ce qui, pour être trés honnête est TRÉS vieux dans ce milieu. Le cybercriminel met en avant de nouvelles données françaises, allemandes, américaines, vietnamiennes, chinoises et israéliennes, avec des millésimes présentés comme datant de 2025 ou 2026.
Un lot russe supplémentaire de 5 To est également annoncé. Ce ciblage géographique est interessant à noter. Le pirate ne semble pas Russe. Les criminels cyber locaux évitent de « jouer » avec les données locales au risque de finir comme entre les mains du FSB. Le texte affirme parallèlement disposer de plus de 45 To de données et de plus de 100 000 bases privées. Une autre ligne porte le volume total revendiqué à plus de 70 To. L’annonce ne précise pas comment ces deux volumes s’articulent, ni si certains ensembles sont comptabilisés dans plusieurs catégories.
Les contenus présentés couvrent un spectre particulièrement large. Le catalogue cite des bases de numéros de téléphone, d’adresses électroniques, de citoyens, de passeports, de relations B2B et de consommateurs. Le vendeur (il écrit uniquement en anglais) annonce aussi des fichiers organisés par pays.
Les Pays-Bas, la France, la Belgique, l’Italie, l’Allemagne, la Suisse, la Pologne, le Vietnam, l’Iran, la Suède, les États-Unis, l’Espagne, la Grèce, la Colombie, l’Ukraine et l’Inde figurent dans cette liste. L’Afrique est également mentionnée comme une catégorie globale. Russie, Chine et Australie apparaissent dans une formule affirmant couvrir « presque tous les pays« . ZATAZ vous montrera dans la cyber émission, sur Twitch, de ce 7 août 2026, les données impactant plus d’un milliard d’informations appartenant à des français. Oui, oui, vous avez bien lu. Je parle bien de plus d’un milliard ! Vous pourrez retrouver dès le 8 août, la rediffusion sur le Youtube de ZATAZ. Pensez à « follow » les chaînes
Pour les États-Unis, le message revendique en outre une collection associant des numéros de sécurité sociale américains, désignés par l’acronyme SSN, et des ensembles décrits sous le terme « fullz ». Aucun élément fourni dans l’annonce ne permet de vérifier la provenance, l’ancienneté réelle, l’exactitude ou l’unicité de ces fichiers.
Le vendeur avance également le chiffre de plus de 1 100 bases provenant de grandes entreprises. La mention « proof also have » indique seulement que l’opérateur prétend disposer d’éléments de démonstration.
Un modèle d’abonnement payé en cryptomonnaiesL’accès pirate est commercialisé selon plusieurs durées. Un mois est affiché à 199 $ (environ 183,08 euros). Trois mois coûtent 399 $ (environ 367,08 euros), tandis que six mois sont proposés à 599 $ (environ 551,08 euros).
L’abonnement annuel apparaît à 999 $ (environ 919,08 euros), avec un tarif promotionnel annoncé à 799 $ (environ 735,08 euros). Enfin, un accès présenté comme permanent est vendu 2 999 $ (environ 2 759,08 euros), avec accès illimité et assistance annoncée vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Il nous a été possible de « visiter » le service proposé (pas sous l’identité de zataz) sans payer. Une erreur du commercial local (il m’a paru être basé en Asie).
Le paiement accepté repose, selon l’annonce, sur plusieurs grandes cryptomonnaies. Bitcoin, USDT, Solana et Ether sont explicitement cités. Le texte ne détaille ni procédure de vérification des acheteurs, ni cadre contractuel, ni mécanisme de remboursement.
Du point de vue du renseignement cyber, l’intérêt principal de ce type de publication réside moins dans les volumes proclamés que dans les indicateurs qu’elle expose. Les pays ciblés, les catégories de données, les périodes revendiquées, les méthodes de paiement et la tarification dessinent le positionnement commercial de l’opérateur.
Les écarts internes constituent également des éléments à conserver. Le passage de plus de 45 To à plus de 70 To, l’affirmation de 100 000 bases privées ou encore la valorisation supérieure à 2,5 millions $ restent uniquement déclaratifs dans le matériel fourni. Ces chiffres décrivent donc les prétentions du vendeur, non une mesure vérifiée du stock réellement disponible.
L’annonce illustre ainsi un marché où la valeur affichée repose sur l’accumulation revendiquée de données sensibles, tandis que l’analyse cyber doit distinguer méthodiquement les affirmations commerciales des éléments effectivement vérifiables.
merci à ZATAZ
