Des tissus mous plus fragiles que la peau qui ont survécu à 450 millions d'années de pression géologique. C'est la découverte paléontologique presque impossible qui a été réalisée.
Une équipe de paléontologues de l'Université d'Oklahoma a identifié des tissus mous sur un spécimen de crinoïde, Dendrocrinus simcoensis. Ils datent de plus de 450 millions d'années, soit 200 millions d'années avant les premiers dinosaures.La découverte a été faite en examinant un fossile conservé au Musée de paléontologie et de l’évolution de Montréal.
Pourquoi cette conservation est-elle si rare ?
La fossilisation des tissus mous est un événement extraordinairement rare dans l'histoire de la vie. En règle générale, seules les parties dures comme les os, les dents ou les coquilles survivent au passage du temps.
Pour que les tissus mous soient préservés, il faut des conditions de fossilisation exceptionnelles. Il s'agit seulement du deuxième exemple connu de conservation de tissus mous pour ce type d'animaux, et de loin le plus ancien.
La préservation a probablement été rendue possible par un processus de pyritisation, où les structures organiques ont été remplacées par des minéraux de pyrite avant de pouvoir se décomposer.
Que nous apprennent ces anciens tissus mous ?
Les tissus préservés sont des pieds ambulacraires, de minuscules appendices que les crinoïdes utilisaient pour capturer le plancton en guise de nourriture. Leur forme et leur agencement renseignent sur les stratégies alimentaires de l'espèce et son habitat.
L'analyse de Dendrocrinus simcoensis a révélé une anatomie très différente de celle des crinoïdes modernes. Cette différence fournit des informations précieuses sur l'évolution des crinoïdes et l'adaptation de leurs méthodes d'alimentation au fil de centaines de millions d'années.
Chaque nouvelle découverte élargit considérablement ce que les scientifiques peuvent déduire des écosystèmes marins primitifs de l'ère Paléozoïque.merci à GNT

