Trump brandit 100% de droits de douane contre la taxe GAFA…

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chtimi054
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Trump brandit 100% de droits de douane contre la taxe GAFA…

Message par chtimi054 »

Trump brandit 100% de droits de douane contre la taxe GAFA… mais la Cour suprême lui a coupé les ailes en février
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Donald Trump menace l’Europe de 100% de droits de douane sur la taxe GAFA, au lendemain de la ratification d’un accord commercial transatlantique. Bruxelles refuse de plier et l’arsenal légal de Trump est largement vidé depuis février.

La taxe sur les services numériques, c’est une des plus vieilles tensions entre la France et les États-Unis dans la tech. En 2019, la France a été l’un des premiers pays de l’UE, et le plus emblématique, à instituer un prélèvement de 3% sur le chiffre d’affaires numérique réalisé sur le territoire national, ciblant les plateformes qui dépassent 750 millions d’euros de revenus mondiaux et 25 millions en France. Google, Amazon, Meta, Apple et Microsoft font évidemment partie du périmètre. Donald Trump avait réagi à l’époque par la menace : dès décembre 2019, Washington brandissait des droits de douane pouvant grimper jusqu’à 100% sur 2,4 milliards de dollars de produits français. La menace fut ramenée en juillet 2020 à 25% sur environ 1,3 milliard de dollars de biens (cosmétiques, sacs à main, savons), avant d’être suspendue in extremis le 7 janvier 2021, la veille de son entrée en vigueur. La taxe française, elle, est restée.

Depuis lors, la tension n’a pas baissé d’un cran. En octobre 2025, la commission des finances de l’Assemblée nationale adoptait un amendement visant à porter ce taux de 3% à 15% dans le cadre du projet de budget 2026, explicitement présenté comme un acte de souveraineté fiscale face à l’administration Trump. Et vendredi 26 juin 2026, le président américain a sorti l’artillerie lourde.

Un ultimatum posé le lendemain d’un accord commercial UE-États-Unis

Le 25 juin 2026, les États membres de l’Union européenne ratifiaient l’accord commercial dit « de Turnberry », fruit de plusieurs mois de négociations et qui plafonne les droits de douane sur la majorité des exportations européennes à 15%. Le lendemain, Donald Trump publiait sur Truth Social un message d’une formulation sans détour : tout pays imposant une taxe sur les services numériques d’entreprises américaines serait « immédiatement » frappé de 100% de droits de douane sur l’ensemble de ses exportations vers les États-Unis, accord commercial ou pas, déjà signé ou pas. Le calendrier, à moins d’une coïncidence remarquable, était délibéré.

La Commission européenne a répondu dans les heures suivantes. La taxation du numérique relève de la « souveraineté des États membres », les taxes en vigueur sont « non-discriminatoires par conception » et s’appliquent à toutes les grandes entreprises quelle que soit leur origine. Bruxelles a prévenu qu’elle « répondrait rapidement et de manière décisive » en cas de mesures unilatérales. L’accord de Turnberry lui-même inclut une clause de suspension permettant à l’UE de stopper ses propres concessions si Washington le violait. Plusieurs États membres concernés, dont la France, l’Italie et l’Espagne, disposent de taxes nationales actives sur les services numériques. Le Royaume-Uni, lui, applique depuis 2020 une taxe de 2% sur ce même périmètre.

Le précédent canadien flotte dans l’air des négociations. Le Canada avait retiré sa propre taxe numérique sous la pression de l’administration américaine, une capitulation que Trump n’a pas manqué de noter. Mais le Canada négocie seul. L’Union européenne, avec ses 27 États membres et un accord commercial fraîchement ratifié, joue dans une autre catégorie.

Un arsenal juridique largement contraint depuis le 20 février 2026

Ce que l’ultimatum de Truth Social ne précise pas, c’est que la capacité de Trump à le mettre concrètement à exécution est aujourd’hui sérieusement limitée. Le 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a invalidé le recours à l’IEEPA (International Emergency Economic Powers Act) pour imposer des tarifs unilatéraux généralisés, l’outil qu’utilisait l’administration pour ses « tarifs réciproques » de 2025. L’outil tarifaire encore en vigueur devait expirer vers la fin juillet 2026. Aucune base légale disponible ne permettrait aujourd’hui d’imposer 100% sur l’ensemble des biens d’un pays sans passer par le Congrès.

Pour mesurer l’absurdité du tableau, prenons de la hauteur et regardons ce que les GAFAM ciblés ont réellement fait de cette taxe française depuis 2019. Amazon a augmenté ses commissions sur les ventes de vendeurs tiers dès 2019, Google a ajouté des « coûts d’exploitation réglementaires » de 2% à ses factures publicitaires françaises. Autrement dit, la taxe GAFA est en large partie une taxe payée par les PME et annonceurs français qui dépendent de ces plateformes, pas par les plateformes elles-mêmes. Pour les utilisateurs et entreprises français, la dynamique en cours est donc doublement intéressante : si la pression de Trump pousse certains pays à abandonner leurs taxes, ce sont potentiellement ces mêmes PME françaises qui bénéficieraient d’une baisse des frais de plateforme. Si l’escalade tarifaire s’emballe, c’est l’ensemble du commerce transatlantique qui trinque, et in fine les consommateurs.

merci à 01Net
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MyPOV
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Re: Trump brandit 100% de droits de douane contre la taxe GAFA…

Message par MyPOV »

:hai:

Pour faire le bilan où nous en sommes car au final c'est nous qui paieront ; Claude IA :
L'accord de Turnberry est l'accord commercial conclu entre l'Union européenne et les États-Unis, du nom du golf en Écosse où Donald Trump et Ursula von der Leyen se sont rencontrés le 27 juillet 2025 pour l'annoncer. Il a ensuite été précisé par une déclaration conjointe le 21 août 2025, intitulée officiellement « Joint Statement on a United States-European Union Framework Agreement on Reciprocal, Fair, and Balanced Trade ».

Ce n'est pas un traité juridiquement contraignant unique, mais d'abord un compromis politique, une feuille de route mise en œuvre ensuite par des actes juridiques séparés aux États-Unis et dans l'UE.

Ses principales dispositions :
- Un plafond de droits de douane américains à 15 % sur la plupart des produits européens exportés vers les États-Unis, ce taux englobant le tarif de la nation la plus favorisée plutôt que de s'y ajouter. Cette mesure, applicable depuis le 1er août 2025, a notamment apporté un allègement immédiat pour des secteurs comme l'automobile (taux ramené de 27,5 % à 15 %) [intérêts allemands] , les produits pharmaceutiques et les semi-conducteurs.
- Des contingents tarifaires pour les exportations européennes d'acier, d'aluminium et de cuivre, accompagnés d'une réduction de 50 % des droits actuels.
- Côté européen, des engagements massifs : l'achat d'environ 750 milliards de dollars d'énergie américaine sur trois ans, 40 milliards d'euros de puces d'IA, et 600 milliards de dollars d'investissements américains [c'est à dire aux USA] d'ici 2029.
- L'UE s'engage en retour à libéraliser certains flux commerciaux américains (élimination de droits sur des produits industriels), pour une économie estimée à 5 milliards d'euros par an pour les importateurs européens.

Évolution récente : Après de longues négociations, le Parlement européen a validé les textes de mise en œuvre en mars 2026, et le texte a reçu le feu vert définitif du Conseil de l'UE le 25 juin 2026. L'accord comporte des garde-fous : si Washington maintient ou réintroduit de nouveaux droits sur l'acier, l'aluminium ou d'autres secteurs stratégiques d'ici fin 2026, Bruxelles pourra suspendre unilatéralement les avantages tarifaires consentis aux produits américains. Plus précisément, l'UE a donné aux États-Unis jusqu'à fin 2026 pour lever les droits additionnels sur 407 catégories de produits dérivés de l'acier et de l'aluminium, faute de quoi la Commission pourrait suspendre les préférences tarifaires accordées.
"𝓛𝓮 𝓭𝓸𝓾𝓽𝓮 𝓮𝓼𝓽 𝓵𝓮 𝓬𝓸𝓶𝓶𝓮𝓷𝓬𝓮𝓶𝓮𝓷𝓽 𝓭𝓮 𝓵𝓪 𝓼𝓪𝓰𝓮𝓼𝓼𝓮"
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