L'ARCEP a tranché ...
Posté : mar. 26 mai 2026 08:26
L'ARCEP a tranché : votre box internet consomme 90 % de son énergie pour rien
Le dernier rapport de l'Autorité de régulation des télécoms (ARCEP) met en lumière la consommation électrique passive des équipements internet. Une box consomme en moyenne 9,1 watts en veille, soit 90 % de son énergie totale, que vous l'utilisiez ou non. Cette consommation cachée représente un coût annuel non négligeable pour les foyers et un impact significatif à l'échelle nationale.
Chaque année, l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) passe au crible l'impact environnemental du numérique en France. La cinquième édition de son enquête « Pour un numérique soutenable » livre un constat frappant concernant nos équipements domestiques. Les box internet, décodeurs TV et répéteurs Wi-Fi, bien qu'apparemment inoffensifs, sont en réalité des sources de consommation d'énergie constantes et largement sous-estimées.
Quelle est l'ampleur de cette consommation fantôme ?
Les mesures sont sans appel : une box internet standard consomme en moyenne 9,1 watts même lorsqu'aucun appareil n'y est connecté et qu'aucun trafic de données n'est généré. Cela représente 90 % de sa consommation énergétique totale. L'acte de regarder une vidéo en streaming en haute définition n'ajoute qu'une augmentation marginale, de 0,1 à 1,2 watt. L'essentiel de la dépense énergétique ne provient donc pas de l'usage, mais du simple fait que l'appareil soit branché et allumé.
Les disparités entre les modèles sont énormes, avec une fourchette allant de 3,3 watts pour les plus sobres à 25 watts pour les plus énergivores. Les modèles intégrant un disque dur sont particulièrement gourmands, atteignant 19,4 watts en moyenne. Au total, cette consommation électrique représente 3,4 TWh en 2024 pour le parc français, soit environ 0,7 % du total national.
Les décodeurs TV et répéteurs sont-ils aussi concernés ?
La logique est identique pour les autres équipements qui accompagnent souvent nos abonnements. Un décodeur TV en veille consomme en moyenne 4,1 watts, mais les écarts sont encore plus spectaculaires : de 0,2 watt pour le plus efficace à 15,4 watts pour le plus ancien, soit un facteur 80. La plupart des anciens modèles se contentent d'une veille « légère » où le processeur reste actif, une fonction plus énergivore souvent activée par défaut.
Il ne faut pas oublier les répéteurs Wi-Fi, ces petits boîtiers destinés à étendre la couverture réseau, qui ajoutent en moyenne 5,6 watts à la facture en continu. Mis bout à bout, une box, un décodeur et un répéteur peuvent représenter un coût annuel de près de 70 euros, simplement pour rester en attente. C'est cinq fois plus que la consommation de l'ensemble des réseaux fixes du pays.
Comment agir concrètement pour réduire sa facture ?
Face à ce constat, des solutions existent. Les opérateurs comme Free, Orange et Bouygues Telecom commencent à intégrer des modes de « veille profonde » et des options de planification horaire pour le Wi-Fi. Couper le signal la nuit peut déjà réduire la consommation de près de 19 %. Cependant, la méthode la plus radicale et la plus efficace reste l'extinction complète.
Une simple multiprise avec interrupteur permet de ramener la consommation du bloc d'alimentation à seulement 0,1 watt. Côté réglementation, l'Europe impose désormais des plafonds : la veille réseau est limitée à 8 watts depuis mai 2025, et sera abaissée à 7 watts en 2027. En attendant que le parc se renouvelle, le geste le plus simple demeure le plus efficace : éteindre sa box lorsqu'on ne s'en sert pas.
merci à GNT
Le dernier rapport de l'Autorité de régulation des télécoms (ARCEP) met en lumière la consommation électrique passive des équipements internet. Une box consomme en moyenne 9,1 watts en veille, soit 90 % de son énergie totale, que vous l'utilisiez ou non. Cette consommation cachée représente un coût annuel non négligeable pour les foyers et un impact significatif à l'échelle nationale.
Chaque année, l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) passe au crible l'impact environnemental du numérique en France. La cinquième édition de son enquête « Pour un numérique soutenable » livre un constat frappant concernant nos équipements domestiques. Les box internet, décodeurs TV et répéteurs Wi-Fi, bien qu'apparemment inoffensifs, sont en réalité des sources de consommation d'énergie constantes et largement sous-estimées.Quelle est l'ampleur de cette consommation fantôme ?
Les mesures sont sans appel : une box internet standard consomme en moyenne 9,1 watts même lorsqu'aucun appareil n'y est connecté et qu'aucun trafic de données n'est généré. Cela représente 90 % de sa consommation énergétique totale. L'acte de regarder une vidéo en streaming en haute définition n'ajoute qu'une augmentation marginale, de 0,1 à 1,2 watt. L'essentiel de la dépense énergétique ne provient donc pas de l'usage, mais du simple fait que l'appareil soit branché et allumé.
Les disparités entre les modèles sont énormes, avec une fourchette allant de 3,3 watts pour les plus sobres à 25 watts pour les plus énergivores. Les modèles intégrant un disque dur sont particulièrement gourmands, atteignant 19,4 watts en moyenne. Au total, cette consommation électrique représente 3,4 TWh en 2024 pour le parc français, soit environ 0,7 % du total national.Les décodeurs TV et répéteurs sont-ils aussi concernés ?
La logique est identique pour les autres équipements qui accompagnent souvent nos abonnements. Un décodeur TV en veille consomme en moyenne 4,1 watts, mais les écarts sont encore plus spectaculaires : de 0,2 watt pour le plus efficace à 15,4 watts pour le plus ancien, soit un facteur 80. La plupart des anciens modèles se contentent d'une veille « légère » où le processeur reste actif, une fonction plus énergivore souvent activée par défaut.
Il ne faut pas oublier les répéteurs Wi-Fi, ces petits boîtiers destinés à étendre la couverture réseau, qui ajoutent en moyenne 5,6 watts à la facture en continu. Mis bout à bout, une box, un décodeur et un répéteur peuvent représenter un coût annuel de près de 70 euros, simplement pour rester en attente. C'est cinq fois plus que la consommation de l'ensemble des réseaux fixes du pays.
Comment agir concrètement pour réduire sa facture ?Face à ce constat, des solutions existent. Les opérateurs comme Free, Orange et Bouygues Telecom commencent à intégrer des modes de « veille profonde » et des options de planification horaire pour le Wi-Fi. Couper le signal la nuit peut déjà réduire la consommation de près de 19 %. Cependant, la méthode la plus radicale et la plus efficace reste l'extinction complète.
Une simple multiprise avec interrupteur permet de ramener la consommation du bloc d'alimentation à seulement 0,1 watt. Côté réglementation, l'Europe impose désormais des plafonds : la veille réseau est limitée à 8 watts depuis mai 2025, et sera abaissée à 7 watts en 2027. En attendant que le parc se renouvelle, le geste le plus simple demeure le plus efficace : éteindre sa box lorsqu'on ne s'en sert pas.
merci à GNT