Depuis quelques années, les rêves du voyage spatial se portent sur la Lune et Mars. Après les succès de la station internationale ISS, on aurait pu espérer la poursuite d'une coopération au-delà de la gravité terrestre

Tel un songe, le premier souvenir de la Lune de 69 s'évapore, emportant aussi les USA dans cette nouvelle compétition technique, et de prestige international.
Mais dans son rêve utopique, dès 1963, l'URSS avait déjà réalisé ce méconnu exploit de fouler la Lune, puis d'atteindre Mars
[143] Au-devant du rêve (Mechte navstrechu) (A dream come true) (1963) (imdb 5,9 / perso 7 - 10 pour la SF historique)
Contenu : Film russe de science-fiction. Dans une cité spatiale soviétique, le cosmonaute Andreï montre à son amour Tanya, un petit appareil sur lequel il a enregistré une chanson. La mélodie l'emporte dans le rêve d'une odyssée spatiale mêlant Tanya, la Lune, Mars et d'intrigants signes de vie extraterrestre.
Avis perso :
D'abord, un constat m'a surpris : sans recherche sur le net, donc sans capacité d'analyse propre du scénario dans le détail, ce film est inconnu des IA ChatGPT, Mistral, Perplexity et à peine plus de DeepSeek. J'ai dû fournir à ce dernier les sous-titres afin qu'il puisse l'analyser et que nous en discutions longuement. J'ai ensuite prolongé l’échange avec ChatGPT pour explorer les derniers points d'ombre du récit. A noter que Wikipédia ne fait guère mieux en référençant le film que dans quatre langues, dont pas même l'anglais ;
la version ukrainienne est la plus riche.
Du fait de cette rareté digne d'un OVNI, ce film de SF est attrayant bien au-delà de sa qualité intrinsèque. La réalisation est modeste mais soignée et charmante, cependant la direction d'acteur m'apparaît bien trop rigide. Comme
Ikarie XB-1 aussi de 1963, afin qu’il n’y ait pas de méprise, ce film peut séduire plus particulièrement les cinéphiles, les passionnés de science-fiction ou les amateurs de la guerre froide culturelle.
Naturellement, Mechte Navstrechu s'inscrit dans le contexte d'une propagande capitalisant sur la série de succès spatiaux soviétiques, notamment avec le vol de Gagarine en 1961. Le film met en avant une domination technologique russe teintée d'héroïsme et d'un message humaniste à portée universelle. Mais au-delà de cette vitrine idéologique spatiale, le film surprend par sa touche de romance empreinte de vulnérabilité. L'amour d'Andreï porté à Tanya rend les personnages attachants, tout en servant le message d’une URSS capable de porter des héros au cœur d'homme.
L'histoire demeure assez difficile à suivre. Le scénario alambiqué créant une confusion sur qui se trouve où, alors que plusieurs protagonistes voyagent entre les différents astres. C'est la raison pour laquelle, je propose en bonus l'histoire intégrale après en avoir démêlé l'intrigue avec la complicité de l'IA, laquelle faisant parfois fausse route, tout autant que moi.
Un petit détail d'une souriante intention, la France est brièvement évoquée comme fabricante des pilules alimentaires des cosmonautes
Disponibilité :
Code : Tout sélectionner
Il y a de multiples versions sur YT, en voici une avec sous-titres Fr possibles auto de YT .
https://youtu.be/QqlODpunGBo
Ou sur ok.ru, peut-être une vraie 480p mais en VO.
https://ok.ru/video/9905958881803
Bonus : L'histoire complète après de longues heures d'échange pour en dégrossir le scénario avec DeepSeek, puis en affiner certains points et la rédaction avec ChatGPT.
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Prologue du monde réel
Dans une cité scientifique soviétique, le cosmonaute et poète Andreï montre à sa collègue, la radio-astronome Tanya, un petit appareil sur lequel il a enregistré sa chanson « Les pommiers fleuriront sur Mars ». Une grande mission spatiale, le vaisseau OCEAN, est sur le point de partir vers Mars. Tandis qu’ils écoutent la chanson, Andreï sombre dans une rêverie, transformant sa vie et ses espoirs en une véritable épopée cosmique.
Le rêve d’Andreï, le premier contact avec l'au-delà spatial
Dans ce rêve, la chanson d’Andreï est captée par la civilisation pacifique de la planète Centurie. Touchés par la beauté du signal, les Centuriens envoient un vaisseau vers la Terre. Mais celui-ci s’écrase sur Mars. La Terre n’en reçoit qu’une capsule contenant le journal de bord. Lors d’un congrès international, l’académicien Krylov plaide pour organiser une mission de secours, s’opposant au sceptique docteur Laungton. L’humanité décide de lancer une mission pour aider les visiteurs.
Le vaisseau OCEAN et l’éruption solaire
Pour disposer de suffisamment d’énergie, une base sur la Lune est ravitaillée en urgence. Le vaisseau principal OCEAN décolle avec le Commandant, Paul, Ivan et Tanya, qui fait partie du premier équipage dans le rêve. Lors du voyage, une éruption solaire endommage gravement OCEAN, lui faisant perdre trop d’énergie pour redécoller. Néanmoins, il réussit à se poser sur Mars, où l’équipage découvre l’épave du vaisseau centurien : un extraterrestre est mort, les deux autres ont disparu.
METEOR, Phobos et le module de secours
Le vaisseau de secours initialement prévu, Ocean-2, n’est pas encore prêt. À la place, METEOR, conçu selon les calculs d’Andreï, est lancé depuis la Lune pour aider à retrouver les Centuriens et déployer des satellites autour de Mars. Mais METEOR manque d’énergie pour atteindre Mars directement. Par nécessité, il atterrit sur Phobos, le petit satellite martien.
Sur Phobos, par un hasard dramatique, se trouve la capsule de secours des Centuriens avec les deux extraterrestres. Ivan et Andreï utilisent alors un petit module de secours, limité à deux personnes, pour descendre sur Mars et récupérer Étainia, l’extraterrestre survivante. Andreï choisit de rester sur Phobos pour permettre à Ivan et Étainia de continuer. Le module explose après l’atterrissage, soulignant le sacrifice d’Andreï.
Le rendez-vous final dans OCEAN
Sur Mars, Ivan et Étainia rejoignent OCEAN, qui sert désormais de point central. Dans ce vaisseau se retrouvent tous les personnages principaux : le Commandant, Paul, Ivan, Tanya et Étainia. Étainia se réveille et confirme que sa mission était pacifique, réfutant les craintes de Laungton. L’équipage est réuni et la mission est une réussite morale : la Terre reçoit le message et l’image de l’extraterrestre vivante.
Andreï, resté sur Phobos, communique une dernière fois par radio avec Tanya, exprimant son amour et acceptant son sacrifice.
Retour à la réalité
La voix off révèle : « Nous n’avons passé qu’une heure dans les rêves d’Andreï ». Andreï se réveille sur la plage, toujours aux côtés de Tanya. La mission OCEAN décolle alors réellement vers Mars, débarrassée du drame imaginaire.