Une base de production de Cars Software aurait été accessible sans authentification, exposant des données automobiles capables d’alimenter des campagnes de phishing particulièrement crédibles.Un pirate affirme avoir extrait la base de production de Cars Software, éditeur norvégien d’un logiciel destiné aux professionnels de l’automobile. Selon son message publié le 7 août 2026, 315 435 enregistrements auraient été accessibles sans authentification. L’ensemble comprendrait 148 288 numéros de téléphone uniques, 166 524 noms de clients et 73 581 plaques d’immatriculation. Des consentements, rappels de contrôle automobile, devis et informations liées aux ateliers figureraient également dans les données.
Une base de production revendiquée comme ouverte
L’auteur de la publication affirme avoir découvert une base de données en temps réel configurée en lecture publique. D’après son récit, aucune authentification, aucun jeton et aucun contrôle du référent n’auraient été nécessaires pour consulter les informations.
Il revendique l’accès à 315 435 enregistrements concernant l’activité de Cars Software. Cette société fournit un logiciel de gestion utilisé par plus de 500 garages, concessionnaires et grossistes automobiles en Norvège. Une fuite de ce type avait impacté la France, en 2025 et 2026.
La base aurait notamment contenu 112 639 enregistrements de consentement et 119 744 entrées associées à une seconde catégorie de consentement. L’auteur mentionne également 80 789 notifications liées au contrôle automobile européen, 1 761 devis, 502 enregistrements d’information et 48 dossiers associés à des interventions mécaniques.
Les données revendiquées relient plusieurs catégories d’informations. Un nom peut être associé à un numéro de téléphone, une immatriculation et un centre de service. Cette combinaison change la nature du risque. Un fichier isolé de numéros présente déjà une valeur pour des fraudeurs. Lorsqu’il est enrichi avec une plaque et le nom d’un garage, le scénario d’ingénierie sociale devient nettement plus précis.
Le pirate affirme avoir recensé 148 288 numéros mobiles uniques et 166 524 noms distincts, incluant particuliers et entreprises. Il indique également 73 581 immatriculations et 40 551 numéros clients. Au total, 289 centres automobiles seraient identifiables dans l’ensemble extrait.
La publication cite également plusieurs exploitants de flottes, dont Oslo Taxibuss AS, Fredrikstad Kommune, Bergen Bilutleie AS et Norsk Bilpool AS. Pour ces organisations, l’exposition supposée pourrait révéler la relation entre certains véhicules et leurs prestataires automobiles.
Le message attribue la découverte à un outil automatisé baptisé « CredHarvest V6 ». Son auteur présente cette opération comme une détection de bases configurées sans protection suffisante. Il affirme que l’accès en lecture était encore possible le 6 août 2026. Aucun test d’écriture n’aurait été réalisé.
Du renseignement automobile exploitable pour le phishing
L’enjeu dépasse la simple divulgation d’un annuaire. Les 80 789 notifications de contrôle automobile mentionnées dans la publication constituent un exemple particulièrement sensible. Elles associeraient des immatriculations à des rappels destinés aux propriétaires de véhicules.
Un attaquant disposant simultanément du nom, du téléphone, de la plaque et du centre automobile peut construire un prétexte crédible. Il pourrait se faire passer pour un garage connu de la victime et évoquer une inspection ou une intervention concernant son véritable véhicule. Cette précision réduit plusieurs signaux habituellement associés au phishing générique.
La fuite revendiquée comprendrait aussi des devis automobiles. Les montants annoncés s’étendent de zéro à 601 000 couronnes norvégiennes, avec une moyenne de 7 635 couronnes. Le texte fourni ne donne aucun taux NOK/euro vérifiable. Une conversion en euros ne peut donc pas être calculée rigoureusement sans introduire une donnée extérieure, interdite dans cette réécriture.
Sur les 1 761 devis recensés par l’auteur, 1 200 seraient en attente et 561 auraient été acceptés. De telles informations pourraient apporter un contexte supplémentaire à une tentative de fraude, puisqu’un message malveillant peut s’appuyer sur l’existence supposée d’une opération automobile réelle.
L’auteur affirme que les données remontent principalement à 2016 et 2017. Cette ancienneté limite potentiellement leur valeur opérationnelle. Il soutient toutefois que certaines coordonnées, immatriculations et relations commerciales peuvent encore être valides. Cette affirmation reste celle du pirate et n’est pas vérifiée dans les éléments fournis.
merci à ZATAZ
