La dernière amende européenne visant Google est celle de trop pour Donald Trump. Le président des États-Unis brandit la menace de représailles commerciales massives avec son arme favorite.
Suite à une nouvelle amende de 890 millions d'euros infligée par la Commission européenne à Google, Donald Trump a vivement réagi. Via une publication sur son réseau social Truth Social, il a annoncé le lancement d'une enquête en vertu de la législation américaine sur le commerce.Le président des États-Unis a également menacé l'Union européenne de droits de douane substantiels. Il qualifie les actions de Bruxelles de pillage ciblant les grandes entreprises technologiques américaines.
Pourquoi cette escalade soudaine ?
La cause directe de cette nouvelle offensive est la sanction financière imposée à Google pour non-respect du Digital Markets Act (DMA).
La Commission européenne reproche à Google d'avoir favorisé ses propres services dans les résultats de son moteur de recheche (460 millions d'euros), et des pratiques anticoncurrentielles sur le Google Play Store en empêchant les développeurs d'orienter vers des solutions de paiement alternatives (430 millions d'euros).
Pour Donald Trump, cette amende est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Il rappelle de précédentes amendes européennes visant Apple, Meta et Amazon, et déclare que les États-Unis ne sont pas " une vache à lait pour l'Europe ". Cette dernière aurait un comportement " illégal et hautement immoral ".
Une grosse colère de Donald Trump qui était prévisibleEn s'appuyant sur un outil juridique de la législation, l'administration Trump peut enquêter et riposter, notamment par des surtaxes commerciales, contre des pratiques étrangères jugées déloyales ou discriminatoires envers le commerce américain.
Le gouvernement des États-Unis a déjà eu recours à cet outil pour imposer des droits de douane, et l'annonce intervient alors que de nouvelles surtaxes de 10 % à 12,5 % visant plus de 80 pays, dont ceux de l'UE, viennent d'entrer en vigueur.
Pour Donald Trump, l'UE " va payer un très lourd prix ", et il anticipe que les amendes seront " entièrement annulées ". L'UE soutient pour sa part que sa réglementation numérique ne vise aucune entreprise en particulier, mais cherche à garantir un terrain de jeu équitable.
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