Rachat de SFR par ses rivaux : l'accord historique à 20 milliards est signé

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chtimi054
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Rachat de SFR par ses rivaux : l'accord historique à 20 milliards est signé

Message par chtimi054 »

Rachat de SFR par ses rivaux : l'accord historique à 20 milliards est signé

Le rachat de SFR pour 20 milliards d'euros est finalement validé. Le retour du marché télécom français à trois acteurs se confirme avec un dépeçage en vue et des questions concernant l'emploi et le sort des abonnés.
Image Orange, Bouygues Telecom et Iliad (Free) ont signé un accord définitif avec Altice France pour racheter et se partager SFR pour un montant de 20,35 milliards d'euros.

Bouygues récupère la branche entreprise (B2B) et 6,4 millions de clients, Free hérite de RED by SFR et 2 millions d'abonnés, tandis qu'Orange absorbe 4,9 millions de clients. Ce retour à trois opérateurs doit encore être validé par les autorités de la concurrence.

L'accord acte la disparition programmée de la marque SFR et orchestre un retour à une configuration à trois opérateurs, un scénario qui agite le secteur depuis près de dix ans.

Comment le gâteau SFR sera-t-il découpé entre les vainqueurs ?

La répartition des actifs de SFR a été chirurgicalement pensée pour satisfaire les appétits de chacun tout en essayant de ménager les sensibilités des gendarmes de la concurrence.

Bouygues Telecom se taille clairement la part du lion dans ce démantèlement. L’opérateur récupère 42% des actifs, incluant la très convoitée branche SFR Business dédiée aux professionnels (B2B), ainsi qu'un portefeuille de 6,4 millions de clients grand public, fixes et mobiles.
Image De son côté, Iliad (Free) met la main sur 31% du périmètre, avec un morceau de choix : l'intégralité de l'offre RED by SFR et ses 6 millions de clients, réputés plus jeunes et tournés vers le numérique.

Le groupe de Xavier Niel absorbe également 2 millions de clients supplémentaires issus du portefeuille principal de SFR. Orange, déjà leader du marché, se contente volontairement de la plus petite part (27%) pour ne pas alarmer l'Autorité de la concurrence et se verra attribuer environ 4,9 millions de clients et une partie des précieuses fréquences.

Quels sont les chiffres vertigineux de cette opération ?

Le montant de la transaction donne le tournis : 20,35 milliards d'euros. C'est la somme que le trio va débourser pour s'offrir les restes de l'opérateur au carré rouge.

À cette somme colossale s'ajoute un complément de prix potentiel, une sorte de bonus, pouvant atteindre 650 millions d'euros en fonction des performances futures. La finalisation complète, ou « closing », est espérée pour le second semestre 2027.
Image La clé de répartition financière suit logiquement celle des actifs. Bouygues Telecom financera 42% du montant total, Iliad-Free prendra en charge 31% de la facture, et Orange paiera les 27% restants.

Cette opération représente un pari industriel colossal qui vise à rationaliser le marché des télécoms mais qui endette aussi lourdement les acheteurs pour les années à venir.

Quel impact pour les clients et les salariés de SFR ?

Pour les clients, la disparition d'un acteur majeur est rarement une bonne nouvelle. La fin de la guerre à quatre opérateurs, qui a tiré les prix vers le bas pendant plus d'une décennie, signe probablement la fin d'une ère de tarifs ultra-compétitifs.

Si les acquéreurs promettent une transition en douceur, la consolidation du marché a historiquement toujours mené à une remontée des prix. C’est le consommateur qui pourrait bien payer l'addition finale de cette méga-fusion.

Pour les salariés de SFR, l'inquiétude est palpable malgré les garanties affichées. L'accord prévoit le maintien de l'emploi jusqu'au début de l'année 2029 pour les équipes reprises.

Cependant, les syndicats redoutent des « doublons » inévitables dans de nombreuses fonctions (marketing, réseau, service client) une fois cette période de protection passée. Un « dialogue social » a été promis pour accompagner ce qui s'annonce comme un chambardement social majeur.

Le rachat de SFR est-il déjà une affaire conclue ?

L'annonce de cet accord n'est que la première étape d'un marathon réglementaire qui s'annonce extrêmement complexe. L'opération doit maintenant recevoir le feu vert des autorités de la concurrence, en France comme à Bruxelles.

C'est l'obstacle le plus élevé à franchir. Ces dernières pourraient voir d'un très mauvais œil ce retour à un marché à trois acteurs, potentiellement néfaste pour la saine compétition et l'innovation.

Les régulateurs pourraient exiger des remèdes significatifs, comme la revente de certains actifs (antennes, boutiques, blocs de fréquences) à un nouvel entrant pour maintenir une forme de concurrence.

Le communiqué des quatre opérateurs le précise d'ailleurs avec prudence : « à ce stade, il n’y a aucune certitude que cette opération soit réalisée ». Le chemin vers la disparition effective de SFR est donc encore long et semé d'embûches.

merci à GNT
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