OpenAI redéfinit ses principes directeurs et s'éloigne de l'obsession de l'intelligence artificielle générale. Une posture plus pragmatique, y compris en matière de compétition face à un rival plus avancé.
OpenAI publie une mise à jour de ses principes directeurs, ce qui constitue une première depuis sa charte de 2018 et une époque où la start-up avait une forte connotation de laboratoire de recherche. Rédigé par le patron Sam Altman, ce sont cinq nouveaux piliers et un tournant stratégique pour OpenAI.L'AGI n'est plus la priorité absolue
Une différence frappante est la nette désescalade de l'importance accordée à l'intelligence artificielle générale (AGI ; artificial general intelligence). Alors que le document original mentionnait l'AGI à douze reprises, la nouvelle version ne le fait que deux fois.
OpenAI privilégie désormais une approche plus large, axée sur " chaque niveau successif de capacité de l'IA ". Sam Altman lui-même avait souligné les dangers de la course à l'AGI, expliquant que la seule solution était de partager amplement la technologie avec les personnes.
Un engagement d'OpenAI abandonné
Un changement radical concerne la compétition. La charte de 2018 contenait un engagement fort : " Si un projet aligné sur les valeurs et soucieux de la sécurité se rapproche de la construction de l'AGI avant nous, nous nous engageons à cesser de rivaliser et à commencer à aider ce projet. "
Cette clause a totalement disparu. Le nouveau texte ne fait aucune mention de se retirer au bénéfice d'un concurrent. Il admet que l'entreprise pourrait devoir faire des compromis, déclarant : " Nous pouvons imaginer des périodes futures où nous devrons sacrifier notre autonomie au profit de plus de résilience. "
Comment OpenAI se positionne-t-il pour l'avenir ?Les nouveaux principes adoptent un ton plus généraliste et s'adressent à l'ensemble de l'écosystème technologique.
Plutôt que des engagements fermes, OpenAI formule des recommandations, suggérant par exemple que les décisions clés concernant l'IA soient prises via des processus démocratiques et non par les seuls laboratoires.
Cette posture semble être une manœuvre pour fixer un cadre public cohérent avant l'arrivée inévitable de régulations plus strictes. Sam Altman conclut d'ailleurs avec prudence : " Nous n'aurons pas tout bon, mais nous apprendrons vite et corrigerons le tir. "
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