Une première !
Le vétéran de la planète rouge surprend encore. Treize ans après son arrivée sur Mars, le rover Curiosity de la NASA gagne de nouvelles capacités. Grâce à une mise à jour logicielle, il peut désormais accomplir plusieurs tâches à la fois et décider seul de passer en veille, une évolution qui pourrait prolonger sa mission scientifique.

Selfie du robot Curiosity sur Mars prés du Mont Mercou une formation rocheuse de 6 mètres de haut – Credit : NASA/JPL-Caltech/MSSS Un explorateur qui apprend le multitâche
Jusqu’ici, Curiosity accomplissait ses actions les unes après les autres, suivant un programme transmis depuis la Terre. Désormais, il peut combiner certaines opérations. Par exemple il peut conduire tout en envoyant des données vers un orbiteur, prendre des photos tout en utilisant son bras robotique ou encore manipuler ses instruments pendant une transmission radio.
Ce gain de temps réduit l’utilisation prolongée des chauffages et des systèmes de maintien en température. Ceci permet d’économiser une énergie devenue plus rare avec les années.
Reidar Larsen, ingénieur au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA explique
Un défi énergétique permanentAu début de la mission, nous étions comme des parents prudents. Aujourd’hui, notre jeune rover a mûri et sait effectuer plusieurs tâches en même temps, tout en prenant plus de décisions par lui-même.
Comme Perseverance, Curiosity est alimenté par un générateur thermoélectrique à radio-isotopes (MMRTG). Il utilise la chaleur produite par la désintégration de sphères de plutonium. Cette source d’énergie n’est pas éternelle et elle s’affaiblit au fil du temps, obligeant les ingénieurs à gérer avec précision le “budget énergétique” quotidien du robot.
A tout ceci s’ajoute les conditions martiennes qui compliquent les choses entre poussière, radiations et variations extrêmes de température. Elles mettent à rude épreuve ses composants mécaniques et électroniques.
Grâce à ces nouvelles optimisations, Curiosity va pouvoir passer automatiquement en mode veille dès la fin de ses tâches, sans attendre un ordre de la Terre.
Un avenir prolongé pour l’explorateur
Ces améliorations logicielles sont susceptibles de prolonger la durée de vie opérationnelle de Curiosity. Ce serait incroyable sachant qu’il est déjà l’un des engins les plus endurants envoyés sur une autre planète. Depuis 2012, il parcourt cratères et falaises, analyse les roches martiennes et envoie des images inédites de paysages extraterrestres.
Treize ans après son arrivée, Curiosity montre qu’il n’a pas dit son dernier mot. Plus autonome, plus efficace et toujours en quête de nouvelles découvertes, il reste un atout majeur pour l’exploration martienne et la recherche de traces d’une éventuelle vie passée sur Mars.
merci à Ginjfo