C'est ce vendredi que Facebook fait son entrée en bourse...
C'est l'effervescence dans la Silicon Valley. La fièvre s'apprête à gagner New York avec les grands débuts de l'action Facebook prévus –mais pas encore confirmés– pour vendredi à Wall Street. A quoi peut-on s'attendre? Les petits porteurs ont-ils une chance? Le point sur l'entrée en Bourse techno de tous les records.
Le prix relevé
Mardi, Facebook a relevé le prix de son introduction, avec une fourchette désormais fixée entre 34 et 38 dollars par action, contre de 28 à 35 dollars précédemment.
Les précommandes sans doute fermées mardi
Selon Reuters, Facebook va fermer son carnet d'ordres ce mardi, avec deux jours d'avance sur le calendrier car l'offre serait déjà largement sursouscrite. Sans surprise, cela signifie que la demande est supérieure à l'offre.
Une somme record pour une entreprise Internet
Facebook met sur le marché 337 millions d'actions, de quoi lui permettre de lever environ 12 milliards de dollars. A titre de comparaison, Google n'avait levé que 2 milliards de dollars en 2004.
La valeur de Facebook
Au cours fixé, le réseau aux 900 millions d'utilisateurs serait valorisé à plus de 100 milliards de dollars (77,8 milliards d'euros). Cette capitalisation serait déjà:
- au niveau de celle de Total ou encore d'Amazon
- deux fois supérieure à celle d'HP
- deux fois inférieure à celle de Google
- cinq fois inférieure à celle d'Apple
Les petits porteurs ont-il une chance?
En un mot, non. En général, entre 80 et 90% des titres d'une introduction de ce type sont réservés aux gros investisseurs, banques, fonds de pension, etc. Pour le reste, seuls les particuliers les plus aisés ont une infime chance: la plupart des courtiers réservent des actions pour les clients ayant entre 200.000 et 400.000 euros sur leur compte. En revanche, une fois les échanges publics ouverts vendredi, tout le monde peut tenter d'acheter des actions. CNN Money lance cependant un avertissement: la demande sera tellement forte que le cours pourrait s'envoler. Dans un tel cas de figure, un petit porteur pourrait payer le prix fort et faire une mauvaise affaire si les premiers investisseurs vendent rapidement leurs titres.
Quel potentiel sur le long terme?
Les experts ne sont pas d'accord sur la question. Le site spécialisé IPOBoutique a décerné 5/5 à l'action Facebook, expliquant qu'il n'y avait pas eu de meilleure opportunité depuis Google. Le cabinet d'investissement Morning Star, en revanche, attire l'attention sur les risques dus aux régulations auxquelles sont soumises les entreprises cotées, notamment sur la vie privée. Ses analystes recommandent de laisser la fièvre initiale retomber au cours des prochaines semaines avant de prendre une décision. Après une flambée initiale, IPODesktop mise même sur un cours à moyen terme divisé par deux à 18 dollars. Le chiffre d'affaires, qui s'est tassé au dernier trimestre, inquiète l'analyste Andrew Sheehy, de Generator Research. Selon lui, «même si Facebook triplait son chiffre d'affaires, à 16 milliards de dollars, cela ne suffirait pas à justifier une valorisation de 100 milliards de dollars. Il faudra que Facebook réussisse le virage de la publicité mobile et surtout diversifie ses revenus, par exemple en vendant des services à d'autres sites (identifications, personnalisation etc) pour réussir à s'imposer dans la cour des grands, aux côtés d'Apple, Google, Microsoft et Amazon, estime-t-il.
Quelle évolution pour les récentes introductions?
Les entreprises Internet ont récemment connu des fortunes diverses. Un an après ses débuts, LinkedIn progresse de 20%. En revanche, Groupon a perdu 50% de sa valeur.
N'étant pas du tout dans la bourse je ne rajouterais rien à ce petit billet que j'ai trouvé très bien fait...
Etant impliqué dans le Web je pense que cette entrée en bourse n'est pas une bonne nouvelle pour les utilisateurs de Facebook... Mais ça vous le savez déjà !
Petit à petit, l'oiseau fait son nidSi il n'y a pas de solution c'est qu'il n'y a pas de problèmeC'est quand on n'a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien
Entre l'égo surdimensionné de Marc Zuckerberg, la naïveté coupable des analystes et les tripatouillages des banques chargées de l'IPO, tout est réuni pour que le scandale explose. Les seuls à se frotter les mains sont les avocats...
'IPO Fail' : voici l'expression à la mode qui inonde les réseaux sociaux à propos de l'entrée en bourse calamiteuse de Facebook. En trois jours de cotation,l'action du géant a déjà perdu 18,42% de sa valeur alors que le Nasdaq a légèrement progressé. La valorisation du site aux 900 millions d'utilisateurs a ainsi baissé de quelque 19 milliards de dollars. Un vrai camouflet.
Pour les spécialistes de la finance et des introductions en bourse, ce scénario catastrophe est d'abord le fruit d'une cascade d'événements, de mauvais choix et de manipulations diverses et variées. Au point que les autorités de régulation ont décidé de se pencher sur la question et que les cabinets d'avocats commencent à monter leurs dossiers de recours en nom collectif...
-Mark Zuckerberg : le prophète que l'on n'ose pas contredire
A Wall Street, les langues commencent à se délier. Le fondateur de Facebook tenait absolument à ce que sa société soit valorisée au moins 100 milliards de dollars lors de son introduction. Qu'importe les moyens.
Pour atteindre cet objectif répondant plus de l'orgueil que de la raison économique, Zuckerberg a décidé quasiment seul (les banques conseil n'ont pas bougé) d'augmenter le nombre d'actions mises sur le marché et de fixer un prix élevé (38 dollars). Peu nombreux étaient alors les analystes à remettre ce choix en question.
-Une valorisation en dehors de la réalité
Mais dès le premier jour de cotation, déjà inquiétant, les yeux des traders et des banquiers ont semblé enfin s'ouvrir. Avec un modèle économique encore peu probant, des sources de revenus limitées (et en baisse), une monétisation de l'audience compliquée, Facebook n'est-il pas surévalué ?
La communauté financière semble s'être réveillée un peu tard et cette naïveté pourrait prêter à sourire. Mais ce n'est pas le cas. Il aura fallu attendre le début de cette semaine pour que les experts de Wall Street évaluent exactement l'ampleur de l'arnaque.
D'après les estimations des analystes compilées et analysées par Thomson Reuters Starmine, le niveau raisonnable pour l'action Facebook au vu des perspectives de résultats du groupe serait en fait de 9,59 dollars - soit le quart de son prix d'introduction en Bourse. Une approche visiblement plus juste mais qui arrive trop tard.
-Les banques complices
Au lieu de calmer les ardeurs de Zuckerberg, les trois banques chargées de l'IPO de Facebook ont préféré se voiler la face. Pire, elles ont joué le jeu et ont alimenté le discours résolument optimiste de Facebook, trompant donc les investisseurs.
Rémunérées en fonction de la capitalisation de Facebook, ces banques n'avaient en effet aucune raison de freiner les ardeurs de son fondateur. Elles les ont même amplifiées. Plus le prix d'introduction était élevé, plus la commission a gonflé. Si pas mal d'investisseurs ont déjà perdu gros dans cette affaire, Morgan Stanley a touché le jackpot : 68 millions de dollars.
En faisant pression pour maintenir l'action à 28 dollars (ce qui avait été décidé au départ), la suite de l'histoire aurait été totalement différente.
-Complices mais aussi coupables
Si les banques peuvent être accusées d'avoir laissé faire (traduisant une certaine forme d'incompétence qui se vérifie une fois de plus), elles sont également soupçonnées de manipulation. Et là, l'affaire se corse.
Selon la presse américaine, certains analystes 'senior' de ces banques avaient tiré le signal d'alarme, expliquant à grands coups de notes que la valorisation envisagée était largement surévaluée. En vain. Tout a été fait pour minorer ces avertissements, notamment aux yeux des investisseurs.
Pire, Facebook aurait lui même tenté d'alerter Morgan Stanley. Le 9 mai, la direction du réseau social prévient qu'il revoyait ses prévisions de revenus à la baisse. La firme enregistré même auprès de l'autorité des marchés financiers américains un amendement à son document explicatif d'introduction en Bourse.
Or, Morgan Stanley aurait passé sous silence ces avertissements et cet amendement, trompant de fait les investisseurs.
-Le retour de bâton
Ces éléments ont poussé plusieurs autorités de régulation américaines à réagir. "Il y a toutes les raisons d'avoir confiance en nos marchés et en leur intégrité, mais, concernant Facebook, il y a des questions que nous devons regarder plus spécifiquement", annonce Mary Schapiro, la présidente de la SEC qui va ouvrir une enquête.
Même tonalité de la part de la Financial Industry Regulatory Authority. Enfin, l'Etat du Massachusetts a déjà assigné Morgan Stanley. Il ne reste plus qu'à attendre les recours en nom collectif des actionnaires qui pourront dénoncer une tromperie. Ce sont les avocats qui vont pouvoir se frotter les mains.
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La bulle informatique a déjà fait des ravages dans le début des années 2000, il aurait été étonnant que cette fois-ci la même erreur soit commise
...quoique...
...le crash de 2007-2008, renfloué par les contribuables, n'empêche et ne freine nullement la voracité ahurissante des spéculateurs, alors pourquoi cette action !!!?? peut être parce que justement c'est un "gamin" "inconnu" et vorace.
Il ne fait pas bon naitre dans la cantine des grands "blancs" !!
Quand il aura été viré/ruiné l'action montera...en flêche !
Parfois je me dis que les gens vont se rendre compte de l'arnaque de la mondialisation, du tout électrique, de la cancel culture et qu'ils vont faire la révolution. Puis je réalise que les gens regardent Hanouna, Plus belle la vie, etc.